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REPORTAGE DU JOUR -AUTOROUTE A PEAGE: Sans éclairage, l’autoroute source de calvaire raconté par les habitants environnants



PICCMI.COM-Les populations de Diamaguéne-Sicap Mbao, riveraines de l’autoroute à péage, ne vivent plus en sécurité. Elles mènent, au quotidien, une vie secouée par des cas d’agressions, des tentatives de viols, de vols et les craintes dues à l'approche de l'hivernage avec les risquent d'inondations qui hantent leur sommeil.



REPORTAGE DU JOUR -AUTOROUTE A PEAGE: Sans éclairage, l’autoroute source de calvaire raconté par les habitants environnants
"Le manque d’éclairage n’arrange pas la population. Les gens n’osent pas, à une certaine heure, emprunter la passerelle. Pendant l’hivernage, l’eau de pluie se déverse directement dans nos maisons" a signalé Moustapha Tamba, un ancien militaire assis à l’entrée de sa maison faisant face à la passerelle dans le quartier Cheick Anta Diop de Diamaguéne.

L’autorité municipale, poursuit-il, était venue et nous avait promis de régler la situation mais depuis ce jour, nous ne l’avons plus revue".

Selon M. Tamba, le mur de l’autoroute à péage reste une ombre qui, la nuit, sert de repère aux malfaiteurs. "Si une personne s’y adosse, on ne peut pas l’apercevoir de loin. Cet ouvrage n’arrange pas les riverains. Elle est source de tous nos maux. Nous demandons à l’Etat d’implanter des poteaux tout au long de l’autoroute à péage et surtout au niveau des passerelles» a-t-il déclaré.

Les allées qui font face aux deux murs qui entourent l’autoroute à péage, a-t-on constaté, sont très étroites et composées de nombreux recoins et maisons abandonnées constituant ainsi des cachettes pour les agresseurs.

Dans le passé, la vie des actuels voisins de l’autoroute à péage était paisible et stable. «On ne connaissait pas d’inondations mais avec l’arrivée de cette infrastructure, nos maisons se remplissent d’eau dès les premières pluies. L’absence d’électricité nous oblige à nous coucher très tôt. A 19 heures, tout est calme, on dirait que personne n’habite ici», révèle Bintou Tounkara.

Pour pallier à ce phénomène grandissant, Bintou émet une proposition pour l’Etat afin qu'il recrute des gens qui vont monter la garde sur les passerelles s’il y a des problèmes pour éclairer le milieu. "Le samedi vers 23 heures, quelqu’un avait tenté de violer une fille sur la passerelle et les jeunes ont intervenu pour ensuite tabasser le gars. Personnellement, je n’ose plus sortir sans être accompagnée par un homme" a-t-elle soutenu. Avant de poursuivre qu'une semaine auparavant, des voleurs ont pris sa télévision et sa bouteille de gaz. Ils sont passés par la terrasse aux environs de 3 heures du matin. "Nous vivons vraiment le calvaire. L’autoroute nous a amené que des problèmes" regrette-t-elle.

Sa voisine et belle-mère Khadidiatou Diallo, d’ajouter que "la vie est très dur ici. 21 heures et 22 heures constituent des heures de crime pour nous. Une fille a été violée avant que nous ne prenions le dîner. Mon souci, c’est ma fille qui est en classe de 3e et qui fait des cours du soir. Elle n’a que 16 ans et ce jour-là, elle n’était pas encore revenue quand nous avons entendu les cris de la fille violée. Depuis que les travaux de l’autoroute à péage sont finis, explique-t-elle, nous ne vivons pas en liberté et chaque jour, mes amies du marché me demandent de quitter ce quartier parce que les agressions y sont nombreuses", se plaint la dame Diallo.

Pour le boutiquier, Mouhamet Diallo, avec le manque d’éclairage, l’affluence de la clientèle a connu une baisse. "Il nous faut de la lumière ici. La nuit, les clients n’osent pas venir pour acheter quelque chose à la boutique. Avant la venue de l’autoroute, je fermais ma boutique vers minuit voire 1 heure du matin mais maintenant à 23 heures au plus tard, je ferme tout. On n’est pas en sécurité ici et tout est calme" a-t-il noté.

Par Jean Michel Coly- PiccMi.com


Mardi 15 Juillet 2014 - 10:29



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