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REVELATIONS - Rapport de la Banque mondiale sur les dépenses publiques du Sénégal : Scandaleux ! - 54 milliards payés à 5 100 agents fictifs chaque année

Dans les secteurs de la Santé et de l’Enseignement élémentaire et moyen, 90% du budget servent à payer les salaire





REVELATIONS - Rapport de la Banque mondiale sur les dépenses publiques du Sénégal : Scandaleux ! - 54 milliards payés à 5 100 agents fictifs chaque année
Le système scolaire sénégalais est très singulier. Malgré les gros investissements, il subsiste quelques faits inédits : L’audit du personnel enseignant effectué à l’instigation de la Banque mondiale montre qu’environ 28% des dépenses salariales représentant 54 milliards Francs Cfa sont utilisés pour payer un personnel n’exerçant pas la fonction d’enseignant. La Banque mondiale a demandé un audit exhaustif du personnel et la suppression des soldes fictives.
De 2000 à 2010, la dette passe de 350 milliards à 1 750 milliards de francs Cfa

Ces dernières années, les autorités ont consenti plusieurs investissements dans l’éducation et la formation, jusqu’à hauteur de 40% du budget national. Le budget total du secteur est passé de 213 milliards en 2005 à 489 milliards F Cfa en 2012 comme l’a révélé, hier, le rapport de la Banque mondiale, portant Revue des finances publiques au Sénégal. L’analyse de l’utilisation des ressources salariales dévoile aussi quelques grossièretés singulières au système éducatif sénégalais.

L’audit du personnel enseignant montre qu’environ 28% des dépenses salariales, représentant 54 milliards Frs Cfa servent à payer un personnel n’exerçant pas la fonction d’enseignant. La Banque mondiale a répertorié 5 100 agents sur la feuille de paie du ministère de l’Education nationale qui n’ont pas été identifiés «quelque part dans le système éducatif sénégalais. Alors que les «enseignants craie en main» représentent 144 milliards et le personnel administratif cumule à 42 milliards F Cfa. La Banque mondiale suggère clairement la conduite «d’un audit exhaustif du personnel et la suppression des soldes fictives et le redéploiement dans les classes du personnel inactif». Ces suggestions reposent la question du recrutement du personnel enseignant surtout ces dernières années. Ainsi que leur immatriculation.

La Banque mondiale remarque que la structure des dépenses de fonctionnement apparaît déséquilibrée à cause surtout de l’importance des dépenses de personnel et des dépenses sociales comme les bourses, les œuvres universitaires, les salaires. Par exemple, l’enseignement élémentaire alloue 91% de ses dépenses aux paiements des émoluments, l’enseignement mo­yen alloue 93% de ses dépenses aux salaires alors que les charges personnelles absorbent 39% du budget.

En tout cas, l’enseignant au Sénégal est relativement choyé, avec une augmentation régulière de ses prestations. Entre 2005 et 2008, les professeurs contractuels ont amélioré leur pouvoir d’achat de 39%, les maîtres contractuels de 22% et les professeurs du secondaire de 18% entre autres.

Il faut par ailleurs remarquer que le Sénégal accorde une priorité budgétaire élevée à l’enseignement supérieur. Depuis 2005, les dépenses de l’Etat dans ce domaine ont augmenté en termes réels à une moyenne de 9,3% par an par rapport aux taux de croissance de 3,8 et 3,6% du Pib et du revenu intérieur. En d’autres termes aussi, les investissements dans le secteur ont permis de scolariser 1, 7 million d’enfants.

Le Quotidien

Jeudi 14 Juin 2012 - 13:40



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