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Recevabilité de la candidature de Me WADE : La Cap 21 mobilise un panel de juristes



La conférence des leaders de la Cap 21 va apporter la réplique au Mouvement du 23 juin qui a organisé, avant-hier, un forum pour statuer sur la recevabilité de la candidature du président Abdoulaye Wade. Ce sera au cours d’un forum prévu le 03 septembre prochain.



Recevabilité de la candidature de Me WADE : La Cap 21 mobilise un panel de juristes
La Cap 21 organise une table-ronde pour « donner la bonne information » sur la candidature du président Wade en 2012. Le panel sera animé par d’éminents juristes qui vont prouver la recevabilité de la candidature d’Abdoulaye Wade sur la base des articles 27 et 104 », selon Mactar Guèye, le porte-parole de la Cap 21 qui s’exprimait, hier, lors du point de presse qui a suivi la conférence des leaders de la Cap 21.

Donnant un avant goût des positions qui seront développées par les juristes, Matar Guèye déclare : « même sans être un très grand spécialiste, nous savons qu’il n’existe nulle part dans le monde une loi constitutionnelle qui a un effet rétroactif. La Constitution a été adoptée en 2001. Le président avait déjà un mandat qu’il était en train de terminer. Les dispositions constitutionnelles disent que le président mène son mandat jusqu’à son terme. Ce qui fait que le décompte commence en 2007 ».

Parmi les juristes qui vont participer au forum, figure le Pr. Moustapha Sourang, ancien Doyen de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’université Cheikh Anta Diop. Le Pr. Sourang est un camarade de promotion du Pr. Guy Carcassonne, le constitutionnaliste français qui avait déclaré que la candidature de Wade n’était pas valable. « Guy Carcassonne est un consultant qui a été mobilisé pour défendre les positions voulues par celui qui l’a engagé », a souligné Matar Guèye.

Les leaders de la Cap 21 ont dénoncé les propos des membres du M23 qui comparent le Sénégal au Niger ou à la Côte d’Ivoire. « Il faut comparer ce qui est comparable. Tout le monde sait que Tandja est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, ce qui n’est pas le cas avec le président Abdoulaye Wade.

Lorsque Tandja a voulu un troisième mandat que la Constitution ne lui permettait pas et que l’Assemblée nationale a essayé de l’en dissuader, il l’a dissoute. Ce que Wade n’a jamais fait », souligne Mactar Guèye. Il poursuit : « lorsque le Conseil constitutionnel, une fois consulté par le président, avait émis un avis qui ne lui était pas favorable, il n’a pas hésité à dissoudre cette institution judiciaire. Il faut éviter de comparer ce qui n’est pas comparable ». Concernant la Côte d’Ivoire, la Cap 21 rappelle que ce pays, qui sortait d’une longue guerre civile, a été entre les deux tours de la présidentielle placée sous mandat international.


Déclarations de bonne intention


Selon M. Guèye, les deux protagonistes, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, avaient, prenant la communauté internationale à témoin, conclu un pacte donnant à l’Onu l’exclusivité de la certification des résultats par ses experts. Matar Guèye rappelle que Gbagbo a été le premier à violer le Pacte en demandant au président du Conseil constitutionnel, qui n’avait pas le droit de se mêler dans la gestion des résultats, d’invalider certaines localités du nord que Ouattara avait gagné et de le déclarer vainqueur.

Et le porte-parole de la Cap de marteler : « Il faut dire la vérité aux gens. C’est ça qui a plongé la Côte d’ivoire dans le chaos. Le Sénégal n’est pas sous mandat international. Il soutient que le Sénégal est un Etat de droit doté d’institutions démocratiques reconnues par la Communauté internationale. « Aucun candidat ou parti politique n’est habilité à juger de la recevabilité ou non de la candidature du président Wade. Cette prérogative n’est dévolue ni à la société civile, ni à l’opposition encore moins à la presse. C’est une prérogative exclusive du Conseil constitutionnel », soutient M. Guèye qui demande à l’opposition de suivre l’exemple du président Wade. « Le président a décidé, en tant que légaliste, une fois que sa candidature aura été déposée auprès du greffe du Conseil constitutionnel, d'accepter totalement la décision que le Conseil aura à prendre, le moment opportun », souligne-t-il. M. Guèye insiste : « nous invitons les candidats à accepter de faire des déclarations de bonne intention en disant qu'ils acceptent de se soumettre exclusivement à l'arbitrage du Conseil ».

Babacar DIONE
Source: LeSoleil @PiccMi.Com

PiccMi.Com

Vendredi 26 Août 2011 - 08:41



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