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Recrudescence des crimes rituels : 3 ans après Fama Niane, l’odeur de sacrifice se répand au Sénégal



Le Sénégal se souvient encore du meurtre de Fama Niane en pleine campagne électorale aux Locales du 22 mars 2009. Une mort atroce que le contexte, les éléments de l’enquête et la manière prêtent à un sacrifice humain. Trois ans après, l’odeur du sacrifice empeste encore la campagne de 2012 et son lot de cadavres.



Recrudescence des crimes rituels : 3 ans après Fama Niane, l’odeur de sacrifice se répand au Sénégal
La recrudescence des sacrifices humains ou présumés comme tels rappelle encore le meurtre crapuleux de Fama Niane un 12 mars 2009 qui avait défrayé la chronique. Un corps détaillé en morceaux et mis dans un sac, à dix jours des Locales du 22 mars de la même année. Les premières enquêtes avaient révélé des intentions rituelles corroborées par le chiffre évocateur de 7 morceaux. 3 ans après ce drame, son mari, Baye Zale Diallo joint hier par Le Quotidien affirme que rien n’est encore élucidé dans cette affaire et qu’il ne compte pas baisser les bras parce que, dit-il, «une mort aussi atroce, je ne l’ai ja­mais vue et entendue au Sénégal». Le présumé meurtrier de sa femme, Aliou Kandé court toujours. Les dernières nouvelles le localisent en Guinée.

2012, année d’une élection présidentielle âprement disputée, connaît encore un lot de meurtres qualifiés de «sacrifices humains». Non seulement le nombre est impressionnant mais le modus operandi de ces meurtres reste ignoble. Le 9 mars dernier, en pleine campagne électorale pour le second tour, un cadavre a été dé­couvert sur la plage de Guédiawaye, amputé de ses membres inférieurs et de sa main gauche. A la Médina, un jeune homme a été retrouvé mort dans une position suspecte. Le journal L’As, dans son édition du week-end dernier racontait que la victime, Ibou Seck, était étalée sur le sol, couché à plat ventre, tête baissée sur un vase contenant des vomissures et du sang.

Ainsi, à ces meurtres crapuleux s’ajoute celui du mendiant, Amadou Guissé, mort égorgé avec une arme blanche, au premier tour du scrutin à Ourossogui, dans une posture de sacrifice rituel musulman. Un meurtre qui intervient après celui d’un enfant retrouvé égorgé dans le cimetière de Soumbédioune, à Dakar.

Écrit par Par Mamadou S. GACKO


LeQuotidien

Mardi 13 Mars 2012 - 13:30



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