contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire
PiccMi.Com



Ressources pétrolières et gazières : Une nouvelle opportunité pour nous permettre de réduire les délais du PSE



Le Conseil des Ministres du mercredi 28 février 2018 a adopté le Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’Accord de Coopération inter- Etat portant sur le développement et l’exploitation des réserves du champ pétrolier Grand Tortue / Ahmeyin entre la République du Sénégal et la République islamique de Mauritanie signé par les différents ministres en charge du pétrole le 09 février 2018 à Nouakchott.



Depuis la confirmation des potentialités de notre pays en matière de réserves et de capacités de production de pétrole et de gaz par les différentes compagnies pétrolières qui avaient obtenues des licences et des blocs de recherche dans ce secteur, une certaine classe politique a voulu installer un débat malsain au lieu de faire des propositions concrètes sur l’utilisation de manière optimale et efficiente de ces perspectives de nouvelles ressources.
En proposant au Sénégal le Plan Sénégal Emergeant PSE pour la période 2014-2035 dès son accession à la magistrature suprême, le Président Macky SALL a voulu rompre avec les différents plans triennaux et quinquennaux de développement, initiés dans notre pays depuis les indépendances : Nouvelles Politiques : Agricole NPA, Industrielle NPI, Documents de Stratégies de Réduction de la Pauvreté DSRP, Stratégie de Croissance Accélérée SCA etc.
En effet ces différents plans et politiques n’ont pu insuffler à l’économie nationale une croissance forte et durable seule capable de juguler les différents déséquilibres macroéconomiques « déficits, budgétaire, balance commerciale et de capitaux, sous emplois et pauvreté endémique » que notre pays a traversé pendant une longue période.
Le taux de croissance du Sénégal a été erratique et faible pendant longtemps entre 2% et 3% et voisin du taux de croissance démographique.
C’est ainsi qu’avec la mise en place du PSE qui constitue aujourd’hui de cadre de référence de la politique économique et sociale sur le moyen et le long terme, et à travers ses trois axes majeurs que sont : la transformation structurelle de l’économie, le développement du capital humain et la bonne gouvernance, notre pays s’est installé dans une dynamique de croissance forte et durable « 4,9% en 2014, 6,7% en 2015, 7.6% en 2017 » qui sera consolidée par l’exploitation des nouvelles ressources pétrolières et gazières.
Au moment de la formulation du PSE, qui aujourd’hui a bouclé un taux de financement plus qu’attendu des intentions annoncées par les partenaires financiers PTF au club de Paris, les possibilités qu’offrent ces découvertes n’étaient pas prises en compte.
Aujourd’hui les observateurs de bonne foi peuvent avoir un préjugé favorable sur le Président Macky SALL pour avoir été parmi les cadres sénégalais qui ont participé de manière active aux processus qui ont valu à notre pays ces découvertes en ressources pétrolières et gazières.
Il y’a de bonnes raisons de penser que notre pays saura éviter les erreurs qui ont été commises çà et là par certains pays pétroliers, et pourrait s’inspirer des expériences réussies ; Abou Dhabi, Qatar, KOWAIT, Grande Bretagne, la Norvège les Etats Unis et certaines républiques Baltes etc.
Contrairement aux chocs pétroliers des années (1973, 1975 et 1979) où les pays en voie de développement (PED) non producteurs de pétrole, et certains pays développés avaient beaucoup souffert à travers une détérioration des termes de l’échange, des déficits budgétaires structurels, les récentes crises sur le marché pétrolier ont plutôt affecté de plein fouet les pays pétroliers dont les équilibres budgétaires dépendaient pour l’essentiel de cette ressource.
Avec ces nouvelles ressources prouvées dont l’exploitation pourrait durer plusieurs décennies d’après les spécialistes, le Sénégal a une opportunité de raccourcir les délais qui étaient fixés dans le PSE « 2035 » et, atteindre l’émergence plutôt que prévue.
Ainsi, notre pays pourrait trouver plus de moyens pour financer certains secteurs prioritaires comme l’agriculture, l’éducation et la formation professionnelle, la santé et le développement industriel.
En effet des contraintes majeures ont toujours pesé sur notre développement industriel et agricole, l’industrialisation du pays a été victime pendant longtemps des coûts élevés de l’énergie, l’agriculture qui dépend pour l’essentiel de la pluviométrie pourrait, avec ces nouvelles ressources s’orienter vers une diversification approfondie.
Le Sénégal dispose de milliers de terres arables inexploitées, malgré les efforts soutenus par le gouvernement avec la mise en place des domaines agricoles communes (DAC) et le Programme d’Urgence de Développement Communautaire PUDC, beaucoup d’efforts restent à faire en matière d’irrigation où les coûts de démarrage et d’installation « sunk coast » sont très élevés
Aujourd’hui à l’image de ce qui a été fait dans certains pays qui ont réussi à développer un système d’irrigation même dans le désert, notre pays pourrait financer avec ces nouvelles ressources une stratégie de développement agricole irriguée sur l’ensemble du territoire, éradiquer la pauvreté et développer l’emploi salarié dans les terroirs.
Momar GUEYE
Economiste statisticien
Directeur des Stratégies de développement Territorial
Membre CAP think - tank













PiccMi.Com

Mardi 8 Mai 2018 - 13:59



Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 16 Décembre 2018 - 12:59 L’obsolescence programmée,


Réagissez à cet Article

1.Posté par securis le 09/05/2018 10:31

Pour la sécurité de vos enfants, investissez sur les caméras de vidéo surveillance en promotion. Possibilité de voir ce qui se passe dans votre maison à distance à partir de son téléphone portable ou que vous soyez. Tél : 77589 04 54 / 70 455 45

Nouveau commentaire :
Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.