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Revalorisation de la culture lébou : Les villages traditionnels et les douze Penc de Dakar à l’école de l’Emad



La promotion, la visibilité et l’exploitation des richesses de la culture lébou, c’est dans cette perspective que l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad) a organisé, avant-hier, à l’intention des notables des douze Penc de Dakar un atelier de renforcement de capacités.



Revalorisation de la culture lébou : Les villages traditionnels et les douze Penc de Dakar à l’école de l’Emad
Donner à la communauté Lébou les moyens de préserver et de revaloriser sa culture afin de permettre à sa jeunesse de connaître la civilisation traditionnelle de son peuple. C’est le but de l’atelier de renforcement organisationnel des cellules d’animations locales et de partage avec les dépositaires de patrimoine organisé par l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad) à l’intention des notables des douze Penc de Dakar.
Financée par le Fonds européen de développement à hauteur de 28 millions de francs Cfa, cette formation a pour objet de doter les dignitaires et les jeunes des capacités et compétences pour la mise en place un mécanisme participatif de revalorisation du patrimoine culturel lébou, la collecte et la vulgarisation des pratiques et croyances positives de la culture lébou et également pour le traitement et la production audiovisuels des éléments collectés. Par ailleurs, cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet ‘Mémoire des Penc et villages de Dakar Ndakaru Demb’, envisagé par l’Emad pour une contribution concrète et évaluable dans les objectifs des stratégies nationales de croissance accélérée et de réduction de la pauvreté.

D’après le président de l’Emad, Abdou Khadre Gaye, l’enracinement à nos valeurs traditionnelles sera, pour les jeunes, une digue protectrice contre les méfaits de la mondialisation et leur permettra de mieux s’ouvrir aux valeurs du monde moderne. ‘Un peuple a besoin de mémoire pour ne pas se perdre’, insiste-t-il.

Abdou Khadre Ndiaye soutient que les jeunes ont besoin de distinguer et de faire la différence entre un Penc et un quartier. ‘On ne sait plus ce qu’est un Serigne Ndakaru, un Ndey Dji Rew, un Ndeye Djambur, un Djaraf, un Saltigué autant de titres de chefs coutumiers que la jeune génération a tendance à ignorer’, regrette-t-il. D’où cette invite à ‘se souvenir pour ne plus oublier’.

Pour sa part, le coordinateur à l’assistance technique du Fonds européen de développement, Mourirou Fall, a soutenu que cet appui aux acteurs producteurs culturels non étatiques se veut un outil de contribution significative dans le secteur de la culture, directement et indirectement, au développement économique du pays.

S’exprimant au nom des participants, Djibril Samb a salué la pertinence de cette initiative qui, selon lui, vise à mettre en relief le rôle de la mémoire dans la vie des sociétés. Dans la même lancée, il a tenu à démentir le propos selon lequel ‘les lébous n’ont pas de mémoire’.

Paule Kadja TRAORE

source: walf


Samedi 3 Décembre 2011 - 11:49



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