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Scandale supposé sur les milliards de dollars sur les blocs appelés Saint Louis Offshore profond et Cayar offshore profond : Sadikh Niass et Me Assane Dioma Ndiaye exigent des mesures radicales





Sadikh Niass et Me Assane Dioma Ndiaye exigent des mesures radicales de la part de l’Etat pour élucider une fois pour toute la lanterne des sénégalais autour de ce dossier. Interpellés hier, jeudi 6 juin, par la Rédaction de Sud Quotidien, sur la nouvelle controverse née de la diffusion, le lundi 3 juin dernier par la chaine BBC d’un documentaire intitulée «Un scandale à dix milliards de dollars» incriminant Aliou Sall, frère du président de la République, le Secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) et le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH) plaident respectivement la prise en charge de cette question par les corps de contrôle de l’Etat et une renégociation des contrats en question.

Le débat sur les contrats de recherche signé entre l’Etat du Sénégal et Frank Timis sur les blocs Saint-Louis offshore profond et Cayar offshore profond s’installe à nouveau au Sénégal. Cette fois-ci, la bombe qui a fait plonger tout le pays dans ce trou non encore perforé de pétrole et gaz est venu d’un média étranger : la chaine de télévision Britannique BBC.

Contrairement en 2014 où ce fut l’ancien président de la République et prédécesseur de l’actuel chef de l’Etat qui est monté au créneau pour imposer un débat au régime en place, à travers une série d’interpellations, poussant ainsi tout le régime de son remplaçant, à se lancer dans une communication qui a fini, par installer plus de confusions, autour de cette affaire que d’apporter des réponses aux questions de l’ancien président. Cette année, la diffusion le 3 juin dernier par Bbc d’un documentaire intitulée «Un scandale à dix milliards de dollars» incriminant Aliou Sall, frère du président de la République et dont la seule nouveauté dans cette affaire réside dans la révélation du chiffre de 10 milliards du montant la cessation de la licence des blocs Saint-Louis offshore profond et Cayar offshore profond d’une société à une autre qui a poussé une fois de plus encore le gouvernement à déclencher sa communication de crise.
Interpellés hier, jeudi 6 juin sur cette nouvelle controverse autour de cette affaire, Sadikh Niass, Secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) et Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh) plaident respectivement pour la prise en charge de cette question par les corps de contrôle de l’Etat et la renégociation des contrats en question.

«Au-delà de la plainte annoncée par Aliou Sall contre BBC au Sénégal et à Londres, qui à notre avis, doit être traitée en mode fast track et des accusations graves et récurrentes depuis 2014, de corruption et de concussion autour de ce dossier de ces contrats de recherche signés entre l’Etat du Sénégal et Frank Timis sur les blocs Saint-Louis offshore profond et Cayar offshore profond, nous estimons qu’il est temps que les corps de contrôle se saisissent de cette affaire», a martelé le Secrétaire général de la Raddho. «L’Office national de lutte contre la fraude et corruption (Ofnac) qui est créé justement pour traiter ces questions de corruption doit jouer pleinement son rôle. Dès l’instant, qu’il y’a des allégations de corruption et de concussion fondées où pas, les corps de contrôle comme l’OFNAC devraient entrer en jeu. L’Inspection générale d’Etat (IGE) qui avait produit un rapport en 2012, dans lequel, il demandait la révocation de tous les projets de décrets concernant ces contrats avec Frank Timis autrement dit, que ces contrats ne fassent l’objet d’une confirmation par un décret d’approbation, doit également se prononcer», a ajouté encore Sadikh Niass.

Poursuivant son propos, le patron de la Raddho invitant le procureur de la République à prendre ses responsabilités dans cette affaire demande également la dé-classification de tous les documents relatifs à ce dossier.

«Je pense qu’on ne doit pas seulement s’arrêter à la réclamation de la démission de Monsieur Aliou Sall à la tête de la Caisse de dépôts et de consignations, qui à mon avis, n’apporte pas grande chose à la manifestation de la vérité, autour e cette affaire. Il faut que ce débat sur cette affaire de corruption autour de ces contrats soit clarifié une bonne fois pour tout. Et cela passera par une enquête indépendante menée par les corps de contrôle comme l’Ofnac et l’Ige sur cette affaire pour situer les responsables au-delà de la plainte annoncée par Aliou Sall qui vise seulement le délit de la diffamation. Le Gouvernement devrait également déclassifié le rapport de l’Ige et publier tous les documents sur cette affaire au-delà des sorties qui ne font qu’alimenter la polémique. Les citoyens sénégalais ont droit d’être informés de ce qui s’était réellement passé et s’il faut créer une commission indépendante qu’on le fasse pour tirer au clair une bonne fois cette affaire autour de Frank Timis, élément principal dans cette affaire de corruption», a martelé Sadikh Niass.

«Qu’on donne corps au rapport de l’Ige de 2012 en cassant les deux contrats»

Prenant la parole à son tour, le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh) plaide pour l’éclaircissement des Sénégalais. «On est en matière pétrolière et on doit à tout prix éviter la politique de l’Autriche si on ne veut pas être rattrapé par cette affaire les années à venir. On doit donc purger cette affaire avant que nous n’entrions dans la phase production des ressources pétrolières et gazières. Il ne faudrait donc pas que le régime en place essaie de voir dans les différentes interpellations une sorte d’attaque ou une volonté d’affaiblissement de l’autorité politique. Cette affaire relève d’une question nationale et, il est impératif que nous convenions tous qu’il y va de la pérennité de la nation sénégalaise», a-t-il martelé.

«Au-delà des dénonciations, il nous faut essayer de nous interroger sur la problématique, envisager des solutions idoines et affronter l’avenir avec beaucoup de sérénité puisque le domaine pétrolier n’est pas aussi facile que ça. Pour cela, je préconise qu’on donne corps au rapport produit par l’Ige en 2012 sur cette affaire sur la demande de Monsieur le président de la République. Ce document a été fait par de hauts fonctionnaires qui ont fait une enquête exhaustive sur ces contrats et on ne peut pas suspectée l’Ige de partialité», poursuit encore Me Assane Dioma Ndiaye. Précisant que «l’Ige avait demandé que les permis accordés à Frank Timis soient retirés parce que la Convention du 17 janvier 2012 signée par l’ancien président n’est pas bonne puisqu’elle violait la procédure prévue par le Code pétrolier dans la mesure où la société Petro-Tim, attributaire des deux blocs n’existait pas au moment de la signature de la convention. Mais, elle a été créée aux Iles Caïmans, donc, une société offshore sans indications de ses dirigeants, de son adresse et de ses capacités techniques et financières deux jours après la signature de cette convention.

Donc, une fois que ce substrat est vicié, tout le reste l’est aussi et même les décrets d’approbation signés par le président de la République ont pour fondement et base, cette convention même si on a semblé évoquer la continuité de l’Etat».
Pour toutes ces raisons, la robe noire de plaider une «renégociation totale de tous les contrats en questions».
«Aujourd’hui, même si la demande de retrait des permis accordés formulée à l’époque par l’IGE ne s’était pas faite à temps, rien n’empêche de le faire maintenant. Car, en le faisant cela va permettre la renégociation des dites conventions passées d’abord entre Petro-Tim et Timis Corportion puis entre Timis corporation et Cosmos Energie et enfin entre Cosmo énergie et Bp. A défaut, les redevances et royalties vont impacter le sort des sénégalais pendant près de quarante ans (40 ans). Et ce n’est pas normal que des privées multinationales s’enrichissent sur le dos des sénégalais sur la base de simples spéculations d’autant plus qu’on ne sait pas le montant exact de la cessation de la licence d’une société à une autre», a martelé le président de Lsdh.

«De Petro-Tim et Timis corporation, on ne sait pas le montant de transaction mais de Timis corporation à Cosmos Energie, on parle de 200 milliards et de Cosmos Energie et Bp, on parle 250 millions de dollars, c’est énormément d’argent alors qu’on n’a pas encore commencé l’exploitation. Il faut donc qu’on arrête de nous dire que le Sénégal n’a rien perdu puisque nous avons déjà beaucoup perdu dans la mesure où c’est l’Etat qui aurait dû faire ce que Petro-Tim a fait et vendre lui-même cette licence qu’il a cédé gratuitement. Ensuite, l’Etat aurait dû taxer cette opération purement commerciale parce toutes ces transactions de Petro-Tim à BP n’ont aucune connotation d’exploration et de recherche qui sont les seules à bénéficier d’une exonération fiscale. Aujourd’hui, le plus important à faire, au-delà de ces institutions Cos-Petrogaz, Itie, c’est que les Sénégalais puissent être épargnés de la malédiction du pétrole et cela passera par des mesures ardues visant à faire table rase sur ces contrats et mener d’autres négociation tout en préservant les droit de Bp et Cosmos». (SudOnline)

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Vendredi 7 Juin 2019 - 14:47



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