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Sénégal : Candidature présidentielle controversée et éclatement de la principale alliance de l'opposition, faits politiques majeurs en 2011 ( SYNTHESE)



La candidature controversée du président sénégalais Abdoulaye Wade et l'éclatement de Bennoo Siggil Senegaal, la principale coalition de l'opposition, constituent les faits politiques majeurs qui on marqué l'année 2011, en prélude à l'élection présidentielle prévue le 26 février 2012.



Sénégal : Candidature présidentielle controversée et éclatement de la principale alliance de l'opposition, faits politiques majeurs en 2011 ( SYNTHESE)
"Wade ne peut pas se représenter car la constitution qui fixe à deux le mandat présidentielle ne lui permet pas de se présenter une troisième fois", affirme Mounirou Sy, docteur en droit constitutionnel.



Comme lui, plusieurs professeurs agrégés de droit constitutionnel soutiennent que Wade ne peut pas être candidat. Et la forte adhésion de la société civile, des mouvements citoyens et des syndicats à cette idée a donné de l'ampleur à "la lutte contre la candidature de Wade".



Les opposants à la candidature se sont retrouvés dans le Mouvement du 23 juin (M23) mis sur pied au lendemain de la manifestation contre le projet de loi portant institution de la vice-présidence.



Depuis, ils sensibilisent et multiplient les manifestations au Sénégal à l'étranger et mettent ainsi une forte pression sur le président pour qu'il renonce à sa candidature. Avec comme mot d' ordre "Touche pas à ma constitution".



"Nous demandons solennellement au président Wade de renoncer à présenter sa candidature à la présidentielle de 2012. Une candidature que lui-même et l'ensemble des constitutionnalistes sénégalais qui se sont exprimés sur la question s'accordent à reconnaître comme violant la Constitution", déclare Alioune Tine initiateur du M23.



Mais le parti au pouvoir et ses alliés ne semblent guère être ébranlés par cette démarche des opposants.



Pour défendre la recevabilité de la candidature de Wade, ils ont réuni d'éminents juristes étrangers qui ont conclu à une exception près que le chef de l'état peut briguer un nouveau mandat. Ils poursuivent leurs activités en vue de la présidentielle et créent une coalition dénommée : Force des alliés (FAL 2012) pour la réélection du président Abdoulaye Wade.



L'autre fait politique majeur a noté en 2011 est la scission de la principale coalition de l'opposition, Bennoo Siggil Senegaal, à moins de trois mois de l'élection présidentielle.



Cette coalition était constitué de près de quarante partis politiques et organisations.



Elle est sortie vainqueur des élections municipales et locales de 2009 dans la presque totalité des grandes villes.



Forts de succès, les membres de la coalition avaient promis d' aller unis à la présidentielle de 2012 autour d'un candidat de "l' unité et du rassemblement".



Au final, les Sénégalais assistent à l'éclatement de cette coalition, faute de consensus entre les deux ténors de l' opposition (Ousmane Tanor Dieng du Parti socialiste et Moustapha Niasse de l'Alliance des Forces de Progrès) tous deux, candidats à la candidature de Bennoo Siggil Senegaal.



"Il n'y a pas eu de désistement d'un candidat au profit d'un autre. 19 partis sur les 33 favorables à la candidature unique se sont prononcés en faveur de Moustapha Niasse. Et Ousmane Tanor Dieng maintient sa candidature comme il n'y a pas eu de consensus", a constaté le 1er décembre, Pape Demba Sy, porte-parole de l' opposition.



Une déclaration qui officialise ainsi l'éclatement en deux camps de cette coalition de l'opposition. Déçus, certains leaders de l'opposition prédisent d'éventuelles sanctions contre Bennoo à la présidentielle de 2012.



"C'est l'exigence populaire qui est déterminante en matière électorale. Or l'expérience électorale montre que le pays, c'est-à- dire l'électorat, donne une prime à l'union est sanctionne la division", prévient Dialo Diop, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), membre de Benoo.



Donc, conclut-il, "quiconque présentera une véritable dynamique unitaire, sincère et loyale bénéficiera de la prime. Bennoo Siggil Senegaal sera sanctionné pour sa division".



Cette division de Bennoo Siggil Senegaal change la donne de la présidentielle alors que l'incertitude demeure quant la recevabilité ou non de la candidature du président Wade, par le Conseil constitutionnel.



Quoi qu'il soit le jeu reste ouvert pour ce scrutin auquel se présentent outre les opposants traditionnels, plusieurs candidats indépendants, à côté d'anciens compagnons de Wade, aujourd'hui opposants: Idrissa Seck et Macky Sall, tous deux anciens Premiers ministres et proches collaborateurs de Wade.



source: Xinhua via seneweb

PiccMi.Com

Dimanche 18 Décembre 2011 - 06:37



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