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Sénégal : à Dakar, l’Institut des métiers du droit mise sur le pétrole et le gaz



Créé par deux anciens hauts fonctionnaires, ce nouvel établissement parie sur les perspectives offertes par l’exploitation future d’hydrocarbures dans le pays.



Sénégal : à Dakar, l’Institut des métiers du droit mise sur le pétrole et le gaz
Une imposante bâtisse bleu et blanc au sein de Nord Foire Azur, une zone résidentielle de standing, à l’ouest de la capitale sénégalaise… C’est dans ces murs que, dès novembre, commenceront pour une centaine d’étudiants les enseignements de l’Institut des métiers du droit (IMD).
Mais ça n’est pas un hasard si cet établissement d’enseignement supérieur privé prévoit de mettre un accent particulier sur l’alternance entre la formation dans le public et dans le privé. C’est que l’histoire de l’IMD se confond avec celle de ses cofondateurs, deux anciens hauts fonctionnaires sénégalais passés dans le privé.
Anticiper les changements dans le secteur industriel
Docteur en droit, ex-directeur général des douanes, ancien membre de la prestigieuse Inspection générale d’État (IGE), Boubacar Camara est président du conseil d’administration de la cimenterie Sococim Industries (filiale locale du français Vicat).
Directeur exécutif de Geomin, un cabinet de conseil dans le secteur minier, l’ingénieur-géologue Moussa Sylla, administrateur de l’IMD, fut quant à lui directeur des Mines et de la géologie au ministère du même nom. Des parcours qui leur ont permis de se confronter aux réalités des deux sphères ainsi qu’à la nécessité de mettre en place des formations qui permettent d’être rapidement opérationnel.
En licence professionnelle, les formations tournent autour des questions de gouvernance locale, de marchés publics et de partenariats public-privé, du droit de l’immobilier, des marchés financiers et boursiers.
Alors que, en master, les formations proposées sont axées sur les industries minières et pétrolières, les activités maritimes, portuaires et aéroportuaires, les marchés publics et le partenariat public-privé, le droit notarial et immobilier, les marchés financiers et boursiers…
Beaucoup d’investisseurs qui viennent en Afrique ont besoin d’avoir des gens bien formés
À l’évidence, les initiateurs du projet parient sur le dynamisme de certains secteurs de l’économie locale, mais aussi et surtout sur les perspectives offertes par l’exploitation future du pétrole et du gaz dans le pays. « Beaucoup d’investisseurs qui viennent en Afrique ont besoin d’avoir des gens bien formés, qui comprennent leurs préoccupations. Notre rôle est d’anticiper en essayant de mettre ces jeunes sur le marché », expliquent-ils.
Les différents enseignements sont assurés par une équipe pédagogique constituée de professeurs d’université, de spécialistes, d’experts nationaux et internationaux.
Des offres communes
L’IMD met aussi en place des MBA destinés au renforcement des capacités des professionnels dans des domaines précis, comme les ressources humaines, les fusions-acquisitions, le droit et la fiscalité d’entreprise, la lutte contre la fraude et le blanchiment. D’une durée maximale de trois mois, ces programmes explorent trois aspects : l’état des lieux du secteur, les meilleures pratiques qui y sont en vigueur et enfin des études de cas.
Nous voudrions être une référence internationale d’ici à cinq ou dix ans
« Notre objectif est de créer un MBA qui se fonde aussi sur nos différentes expériences professionnelles », assure Boubacar Camara. De même, il est prévu, à terme, de lancer un MBA en management public-privé favorisant pour ses détenteurs le passage en toute quiétude entre les secteurs public et privé.
Pour suivre les enseignements en licence, l’étudiant devra toutefois débourser 550 000 F CFA par an [840 euros], et entre 1 100 000 et 1 350 000 F CFA en master. Ces coûts seront-ils à la portée du plus grand nombre ? « Nos tarifs sont largement en deçà de ce qui se fait sur le marché », se défend le président de l’Institut.
En attendant, la direction de l’IMD cherche à nouer des partenariats – locaux et internationaux – avec des grandes entreprises, des cabinets d’avocats, et d’autres établissements d’enseignement supérieur pour des offres communes de formations. « Nous voudrions être une référence internationale d’ici à cinq ou dix ans », s’enthousiasment ses ­responsables.
Par Amadou Oury Diallo/Jeune Afrique


PiccMi.Com

Mercredi 1 Novembre 2017 - 19:18



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