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Sénégal : l'Institut Amadeus lance une série de conférences sur l'adhésion du Maroc à la CEDEAO



Alors que l'adhésion du Royaume chérifien suscite beaucoup d'interrogations dans les pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, l'Institut Amadeus, think tank marocain installé à Rabat, entend initier les réflexions et échanges sur la question, en organisant une série de conférences, dont la première sera organisée ce 29 mars dans la capitale sénégalaise, Dakar.



Sénégal : l'Institut Amadeus lance une série de conférences sur l'adhésion du Maroc à la CEDEAO
Depuis son annonce, le projet du Maroc d'adhérer à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a suscité moult interrogations au sein du landernau économique et politique de la sous-région. Dans son étude d'impact qui avait fuité fin décembre dernier, la Commission de la CEDEAO avait elle-même révélé des implications «négatives» sur lesquelles «il y a toutefois lieu de se pencher».
C'est dans ce contexte que l'Institut Amadeus a décidé ouvrir le débat sur les défis et opportunités liées à la décision du Royaume chérifien d'adhérer à cette communauté économique sous-régionale. Dans un communiqué transmis à la presse ce mercredi 21 mars, le think tank marocain annonce qu'il organisera ce 29 mars à Dakar, en collaboration avec des groupes de réflexions sénégalais, une conférence sous le thème «Adhésion du Maroc à la CEDEAO : fondements, enjeux et perspectives communes».
«L'objectif de cette conférence est d'instaurer une écoute respective ainsi qu'un dialogue franc et ouvert entre les principaux acteurs sénégalais et marocains concernés, sur les conditions optimales d'un élargissement, au Royaume du Maroc, de la CEDEAO. Cet exercice permettra de partager les ambitions communes, d'exprimer les attentes réciproques, d'identifier les appréhensions respectives ainsi que les accommodements nécessaires et le dépassement en commun des difficultés rencontrées », note-t-on dans le communiqué. Le débat sera d'ailleurs élargi, dans les semaines à venir, aux autres capitales d'Afrique de l'Ouest afin d'envisager dans chaque pays les impacts de cette adhésion.
Mettre sur la table les différentes positions
Cette première rencontre à Dakar verra la participation de responsables gouvernementaux, de parlementaires, d'opérateurs économiques et d'acteurs influents de la société civile, du Sénégal et du Maroc, avec au programme des tables rondes qui permettront «de présenter d'une part la perspective du Royaume du Maroc, notamment les fondements de sa vocation ouest-africaine, et de connaître d'autre part les différentes positions des parties prenantes sénégalaises sur cette adhésion, y compris les inquiétudes qu'elle peut susciter», indique-t-on dans le communiqué.
«Par ailleurs, les relations économiques, politiques et diplomatiques d'exception entre le Maroc et le Sénégal ainsi que les fondations d'un rapprochement ''gagnant-gagnant'', dans le cadre de l'adhésion du Maroc à la CEDEAO, seront largement débattues dans les deux séances plénières ouvertes au public», ajoute le think tank marocain dans son communiqué.
A l'issue des échanges dans le cadre de la conférence de Dakar du 29 mars prochain, des recommandations seront formulées et transmises aux gouvernants marocain et sénégalais. «Les recommandations proposées dans le cadre de cette conférence seront communiquées à l'ensemble des décideurs marocains et sénégalais. Cette première étape permettra d'identifier les bases d'un débat plus large qui ambitionne d'être étendu au reste de la communauté d'Afrique de l'Ouest», souligne le communiqué.
Par La Tribune Afrique

PiccMi.Com

Jeudi 22 Mars 2018 - 16:32



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