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Serigne Mansour Sy Djamil, l’incarnation de l’ouverture dans l’enracinement



Né en 1947 à Saint Louis au Nord du Sénégal à quelques encablures de la rue André Lebon où naquit son grand père Serigne Babacar SY, il est le fils aîné de Serigne Moustapha SY, que Serigne Abdoul Aziz SY Dabakh a surnommé Al Djamil pour sa beauté physique et morale légendaire.



Serigne Mansour Sy Djamil, l’incarnation de l’ouverture dans l’enracinement
Celui-ci est le fils aîné de Serigne Babacar, premier khalif de Seydil Hadji Malick SY et de Sokhna Oumou Khairy SALL, fille de Serigne Malick SALL, un grand « Moukhadam » de la tarîqa Tidiane, qui s’était basé à Louga, ville située à 200Km au nord de Dakar. Sa mère se nomme Sokhna Aida SECK.
A sa naissance, il prend le prénom de Mansour, mais pourquoi Mansour ?
Quand il est né, son père Seydi Moustapha SY Djamil et tout Tivaouane pensaient à un seul prénom pour l’enfant, celui de Abdoul Aziz Dabakh. Tellement les deux hommes étaient très proches qu’on ne pouvait s’imaginer à autre chose. Mais c’est Serigne Babacar SY, à l’époque au « khilafat » qui imposa le prénom de Mouhammadoul Mansour SY fils de Seydi Hadji Malick dit « Maodo » (Le sage) .Serigne Babacar estimait que le prénom devait revenir à son frère Mansour car c’est ce dernier qui a éduqué et enseigné Seydi Djamil.
C’est ainsi donc qu’il prit le prénom de Mansour. On ajoute Djamil en référence à son père mais aussi pour ne pas le confondre avec Serigne Mansour SY Boroom Daara yi, actuel Khalif Général des Tidjanes.
Il a fréquenté l’école coranique de Serigne Mamoune NDIAYE à Saint Louis où il a appris dès le bas âge les vertus du renoncement après avoir été abreuvé à la source du père.
Il se familiarise très tôt avec le Coran et la sagesse islamique, tout en fréquentant l’école Brière de Lisle avec un certain Mawade WADE (ancien entraineur des lions de football) comme son enseignant et qui fait parti des hommes qui l’ont marqué. Pour lui, l’attitude patriotique et nationaliste de Mawade qui refusait d’enseigner aux sénégalais que « leurs » ancêtres sont des gaulois l’aura marqué le restant de sa vie. Il obtient son entrée en sixième dans cette école et atterrit au lycée Faidherbe puis au lycée Charles De Gaulle où il obtient le Bac. Ce qui lui ouvre les portes de la Faculté des Lettres à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Mais sa nouvelle vie au campus ne sera que de courte durée, à cause de la braise de Mai 68. Il prend alors comme destination la prestigieuse Université Sorbonne à Paris, avant de se retrouver à Londres à la Polytechnic Central London.
C’est donc un pur produit de la tradition africaine, de la culture helléno-occidentale et de la civilisation islamique.
On comprend mieux sa sagesse, sa bonne éthique, sa nature tolérante, ouverte, avenante et dévouée envers les autres de par son appartenance mais surtout de par sa bonne éducation. C’est pourquoi il insiste sur le fait que la mentalité d’un dirigeant doit être très remarquée afin qu’il puisse bien guider ceux qui le suivent. Il déteste le mensonge et n’est intéressé que par la sincérité car celle-ci mène vers la piété qui, à son tour, mène vers le paradis.
C’est son grand père Serigne Babacar SY, acteur incontournable dans la gestion des affaires du Sénégal d’avant indépendance, et qui a écrit l’une des plus belles pages de l’histoire de l’islam en Afrique, qui dans son immense savoir, faisait une description de la vie d’un homme et disait que Dieu n’envoie de messager que si la quarantaine est atteinte. Car il estime que la maturité d’un homme arrive entre quarante et cinquante ans et que son intelligence devient plus importante à cette tranche d’âge. A quarante sept ans (47ans), il a pris le « Khilafat » de son père Serigne Moustapha SY, cette force tranquille, cette puissance silencieuse, effacé mais très écouté et admiré.
UN SYMBOLE D’OUVERTURE
Serigne Mouhamadou Mansour SY Djamil est surtout un banquier chevronné et un intellectuel à l’esprit alerte et à l’intelligence vive et vivante. Les quatorze années qu’il a passé en Europe ont contribué à réajuster sa vision du monde dont il perçoit et comprend vite les troubles et les mutations. Il a servi vingt sept ans comme agent de développement à la Banque Islamique de Développement (BID) dont le siège est en Arabie Saoudite, quart de siècle donc au service d’une des plus grandes institutions du monde. Certains autres instituts n’ont pas hésité à le consulter en période de crise pour trouver des solutions. C’est le cas notamment de la Banque Africaine de Développement (BAD) avec qui il a travaillé. Pour Ousmane SECK, ancien ministre de l’économie et des finances du Sénégal qui l’a retrouvé à la BID, «Mansour Sy Djamil est un fin lettré, homme de foi, de culture et d’ouverture, qui a largement contribué à l’atténuation progressive puis à la dissipation du brouillard de mes débuts. Il possède une connaissance aussi encyclopédique que raisonnée de cette institution ».
Ce long séjour à Djeddah, Médine et à la Mecque lui a permis de mettre à profit sa permanente quête de lumières. Il s’y familiarise avec le Professeur Hassan Ajub de la Mecque et avec le Docteur Cheikh Chuibuiti de Médine. Sa culture religieuse devenue impressionnante s’élargit encore. C’est d’ailleurs cette vaste culture qui l’a amené à projeter, à l’ombre du Mausolée de son vénéré père, la construction d’un complexe socio-éducatif et culturel qui traduit une partie de sa vision du monde : exister et faire exister sans obscurantisme.
Il bâtit à la force de son savoir une société tolérante, ouverte au monde de la science et de la culture à l’intérieur des frontières de la création. Chez le petit fils aîné de Serigne Babacar SY, l’art de vaincre ne peut et ne doit se faire sans raison car nulle conviction ne saurait être sans justificatif. Sa vérité se situe au-delà du cartésianisme ou de la dialectique aristotélicienne, platonicienne ou hégélienne.
La synthèse ou l’union des contradictions relèvent de la conception purement humaine donc perfectibles et réfutables.



Comme son père et ses grands pères, il a su adapter son combat spirituel et sociopolitique aux réalités de son époque. Il est le disciple du maitre et le fils du père.
En fait, Mansour est simplement humaniste. Bâtir un homme neuf, libre et épanoui est son permanent projet. Il garde toujours en tête la dernière phrase que son vénéré père lui a laissé à savoir: « veille sur les enfants ». A travers des projets sociaux (voir plus haut avec Inond’action) pour les enfants et l’implication massive de jeunes dans les dahiras et associations Seydi Djamil, il est entrain traduire en actes cette noble recommandation laissée par Serigne Moustapha SY.
UNE VISION SUR L’ISLAM
Serigne Mansour SY Djamil est à la fois inextricable à toutes les vertus de l’islam et très ouvert sur le reste du monde. Intellectuel fécond, grand conférencier doublé d’un fin pédagogue, « linguiste de profession, documentaliste et archiviste par la pratique », précise Cheikh FALL Médoune, il est contre toute forme de pression et d’oppression. Sa vision de l’Islam n’est donc ni dogmatique, ni fanatique. Mais ce n’est pas un homme « qui rechigne à payer de sa personne pour défendre les idées qui lui semblent justes», souligne le Pr Sémou Pathé GUEYE. Et quand on lui demande c’est quoi un marabout, il répond ceci : « C’est quelqu’un qui doit orienter les gens pour les amener à rencontrer Allah Soubhana wa Taallah, préparer l’homme à assumer la finalité de son existence sur terre. C’est quelqu’un qui est au fait de la société dans laquelle il vit et qui intervient quand ça ne va pas. Il doit être un contrepouvoir et non forcément contre le pouvoir ».
Sa nomination comme ambassadeur de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour faire de la décennie 2010/2021 une décennie de dialogue entre religions vient appuyer cette thèse. Pour Serigne Mansour, « l’homme est responsable de la sauvegarde du monde et la prière qu’il accomplit doit être source d’action. Comme dans la perspective soufie, la mystique, doit éveiller en lui des forces capables de transformer la culture et la société pour les rendre plus humains ».
Il a tenu en 2008 (ou 2007) une conférence à l’Université de Colombia (Etats-Unis) sur un fait religieux qui étonne l’occident qui est la stabilité des pays où règnent ce que ces mêmes occidentaux appellent l’Islam confrérique. Il a développé ce sujet en apportant des éléments de réponse sur le rôle que les confréries ont joué dans la stabilité politique et sociale du Sénégal. Et toute sa lutte est de préserver ces bonnes valeurs que nous ont laissées El Hadj Oumar Foutiyou TALL, Seydi Hadj Malick SY, Cheikh Ahmadou Bamba, etc. Il est contre toute personne qui dénigre ces valeurs.





En témoigne cette déclaration depuis l’Allemagne contre le président WADE: «Abdoulaye Wade, par ignorance et perfidie, a touché à l’une des questions les plus sensibles de notre société. Il est en passe d’abîmer ce que le Sénégal avait de plus cher : l’harmonie entre les confessions.» Serigne Mansour SY Djamil ne conçoit donc pas l’Islam sans liberté de conscience ni citoyenneté active. Son parcours de jeune dirigeant de mouvements étudiants, d’acteur de cinéma, puis d’expert international et aujourd’hui de guide religieux de la famille Seydi Djamil fait de lui un acteur précieux dans les débats qui concernent la Ummah. Il refuse le ghetto des concepts et des dogmes. Il veut que l’homme soit libre mais responsable, fervent mais sans fanatisme. Lui-même est un exemple d’intellectuel et de chef religieux incapable d’agir avec fanatisme et précipitation. Il est gouverné par la foi, la logique et l’objectivité. Son esprit a parcouru toutes les sciences exactes ou sociales, et visiter toutes les civilisations et toutes les sagesses.
En somme, nous avons présenté un grand intellectuel et cadre africain et international qui symbolise la connaissance et l’expérience internationale au service d’un peuple orphelin de ses maîtres penseurs. Il incarne l’espoir d’un peuple qui a perdu ses repères et ses références, vivant dans un pays où la situation politique et économique est sans moralité, sans orientations, et sans objectifs véritablement définis.
Anonyme.

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Jeudi 15 Mars 2018 - 16:31



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