contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire



Soirée mystico-religieuse : Ils se jettent par la fenêtre pour échapper au diable : un bébé décède

Douze membres d’une même famille qui se pensaient traqués par le diable se sont défenestrés hier matin dans les Yvelines. Parmi eux, un bébé de 4mois n’a pas survécu à ses blessures.



Un bébé de 4 mois décédé et onze autres personnes hospitalisées. C’est le dramatique bilan d’une soirée mystico-religieuse encore confuse dans un appartement d’une cité populaire de La Verrière (Yvelines).



Soirée mystico-religieuse :  Ils se jettent par la fenêtre pour échapper au diable : un bébé décède
C’est vers 5 heures, hier matin, que le drame se noue. « Mon voisin du dessus, Alain*, a frappé à ma porte nu comme un ver et les mains ensanglantées, explique Manuel Armand, qui habite au premier étage d’un immeuble HLM du quartier Orly-Parc. Ses mains saignaient tellement, mais tout ce qu’il voulait, c’était des vêtements. »

Machinalement, Manuel s’exécute et prête un pantalon et une chemise à son voisin avant d’avertir les secours. Selon ce même témoin, Alain remonte alors à son appartement et, à travers la porte fermée, hurle à sa compagne : « Alice*, ne les suis pas, ils sont en train de te tromper. Au nom de Jésus, ne les suis pas! »

Quelques minutes plus tard, la police et les pompiers entrent dans l’immeuble et en ressortent aussitôt… Les douze personnes — cinq adultes d’origine centrafricaine âgés de 21 ans à 30 ans et sept enfants de 4 mois à 9 ans — réunies dans le logement d’Alain viennent de se jeter par les fenêtres aux cris de : « Jésus, Jésus, Jésus! »

Dix d’entre elles sont aussitôt retrouvées et transportées vers les différents hôpitaux de la région. Elles souffrent de multiples traumatismes. Vers 9 heures, les deux dernières victimes, un homme et une petite fille de 2 ans et demi sérieusement blessée, sont enfin découvertes. Apparemment effrayé, Benoît s’était caché avec sa nièce dans des buissons. Il hurlait : « Je devais me défendre, je devais me défendre! » a raconté une policière.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Alice, qui vivait dans l’appartement avec son concubin et leurs quatre enfants, avait reçu dans la nuit la visite de trois de ses sœurs, de son frère et de leurs enfants. Alain a raconté à son voisin Manuel avoir été réveillé dans la nuit par sa compagne pour préparer un biberon à leur petite fille de 4 mois. Selon l’adjointe au procureur de Versailles, Odile Faivre, les adultes présents regardent à ce moment la télévision. En voyant apparaître Alain alors qu’il se rend à la cuisine, Marie*, l’une des sœurs d’Alice, s’écrie : « C’est le diable, c’est le diable! » imitée par le reste de la famille, qui lui arrache ses vêtements et le pousse à l’extérieur de l’appartement. Le père s’accroche à la porte mais Marie se serait alors emparée d’un couteau, blessant à plusieurs reprises son beau-frère aux mains pour lui faire lâcher prise. Quelques minutes plus tard, les adultes restés dans l’appartement basculent dans le vide avec les enfants.

« Pour l’instant, tout est très confus. Les deux versions que nous avons se contredisent », explique Odile Faivre. Selon Benoît*, le frère d’Alice, c’est Alain qui aurait menacé la famille. Dans un mouvement de panique, tout le monde aurait alors sauté par la fenêtre.

La fillette décédée devait être transférée à l’hôpital de Garches (Hauts-de-Seine) pour y être autopsiée. Le pronostic vital d’une petite fille de 30 mois est toujours engagé. Aucune trace de stupéfiants ou de substance hallucinogène n’a été retrouvée dans l’appartement. Alain, Marie et Benoît étaient toujours hier soir en garde à vue.

* Tous les prénoms ont été changés.
leparisien.fr

© PiccMi.Com - Le Magazine du Web Sénégalais

Dimanche 24 Octobre 2010 - 14:01



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.