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Son 1er disque a 75 ans, en concert à l’Institut français : Talène Lampe Yi pour Ablaye Ndiaye ‘Thiossane’





Son 1er disque a 75 ans, en concert à l’Institut français : Talène Lampe Yi pour Ablaye Ndiaye ‘Thiossane’
Aujourd’hui, c’est à son honneur que les lumières s’allumeront. Le chanteur Ablaye Ndiaye ‘Thiossane’, interprète du tube Talène Lampe Yi, renaît après plusieurs années dans l’ombre. Il sera en concert ce vendredi à l’Institut français de Dakar après son premier album sorti le 3 octobre, à l’âge de 75 ans.

Le chanteur Ablaye Ndiaye ‘Thiossane’ revient au devant de la scène, après une trentaine d’années. L’icône de la musique sénégalaise des années 50-60 et l’auteur de l’hymne radiophonique du 1er Fesman a mis sur le marché musical son premier album. Le disque intitulé Thiossane avec neuf titres est sorti le 3 octobre dernier chez Syllart production. L’interprète de Talène Lampe Yi (Mettez les lumières), un tube bien apprécié en 1966, sera en concert aujourd’hui à l’Institut français de Dakar après une tournée en France. ‘J’avais composé ce morceau, parce qu’on venait d’être indépendant, il fallait mettre les lumières pour voir où mettre les pieds’, a fait savoir le guitariste, hier, lors d’un point de presse à l’Institut.
Les lumières s’allument aujourd’hui pour Ablaye Ndiaye Thiossane qui revient de loin. Agé de 75 ans, car né le 3 février 1936 dans le village de Sam, département de Tivaoune, région de Thiès (70 kilomètres de Dakar), l’artiste renaît après une longue traversée du désert. Le guitariste estime qu’il a été noyé, parce qu’il n’avait pas des millions pour sortir un album. ‘Je rends grâce à Dieu, car j’étais complètement oublié, j’étais dans l’ombre, maintenant je suis devenu encore Ablaye Ndiaye ‘Thiossane’’, se réjouit l’interprète de Aminata Ndiaye ; une chanson d’amour qui conseille aux femmes de ne pas trop se complaire dans leur beauté, ni d’avoir trop de caprices au risque de déplaire à leurs hommes.

Cet album de ‘portée universelle’ remet au goût du jour de vieux morceaux. Lat Dior pour évoquer l’histoire du roi du Cayor, Ndiaye Diatta Ndiaye, l’éloge de sa généalogie, ou encore Siket (le bouc) et Bouki Ndiour (hyène), chansons traditionnelles tirées des contes africains. Les hommages ne manquent pas dans ce disque. Laye Woyena Laye honore le défunt chanteur Laye Mboup, membre fondateur de l’Orchestre Baobab. Arawane Ndiaye exalte les qualités de cordon-bleu des femmes sénégalaises.

En plus des airs lyriques traditionnels, Thiossane distille des rythmes afro-cubains. ‘L’arrangement est assez sobre avec une douceur et une justesse de ton, Ablaye chante avec le cœur et non la gorge’, apprécie l’écrivain-photographe Florent Mazzoleni. Il est accompagné par des chanteurs notamment la cantatrice Khar Mbaye Madiaga, Médoune Diallo ou encore Balla Sidibé. Côté, chœurs, il y a Marie Ngoné Dione, Fatou Mbaye, Adolphe Coly. La musique est assurée par des instrumentistes comme le saxophoniste Thierno Kouyaté, le bassiste Samba Laobé et le guitariste et fondateur de l’orchestre Bamboula à Kinshasa Nedule Monwest dit ‘Papa Noël’.

Un deuxième album est en gestation pour l’année prochaine. Car, soutient Mazzoleni, ‘Ablaye a à son actif une centaine de chansons’. Selon le chanteur ‘légendaire’, le déclic de sa seconde vie s’est fait grâce à Médoune Diallo, chanteur d’Africando qui l’a présenté au producteur sénégalais Ibrahima Sylla, il y a quatre ans. Avant, le chanteur a dirigé l’orchestre Thiossane club en 1964 et a fréquenté l’Orchestre national pendant sept ans.

‘La musique du meilleur film à Cannes en 1953 m’a attiré dans la chanson’

Ses premiers pas dans la musique remontent à 1953. Ablaye Ndiaye ‘Thiossane’ ne pouvait plus rester insensible aux sonorités après avoir apprécié la musique du film O Cangaceiro, du Brésilien Lima Barreto, primé Meilleur film d’aventures au festival de Cannes en 1953. Ses idoles de l’époque étaient le chanteur de Mexico Luis Mariano, Tino Rossi avec ces tubes Petit Papa Noël ou Marinella et le groupe cubain Septeto Habanero fondé en 1920. Il mélange ces influences venues d’ailleurs avec l’héritage de griot reçu de sa mère et de son oncle.

Avant la musique, le natif de Thiès était un dessinateur chevronné. A l’âge de 14 ans, il reproduisait les affiches de cinéma. ‘C’est là que j’ai connu les célèbres acteurs français, arabes, indous, etc. J’ai plus de mille dessins d’affiches comme Mangala la fille des Inde, Tarzan…’, révèle le peintre qui à travers le cinéma a découvert l’histoire de ces pays et de l’Islam. Le 7e art l’a aussi permis d’apprendre à lire et à écrire en français. L’autodidacte, Ablaye Ndiaye ‘Thiossane’ a suivi une formation comme peintre à l’Ecole des arts de Dakar en 1962. Il avait comme professeur le défunt critique d’art Iba Ndiaye Diadji. Le peintre-cartonnier a travaillé pendant quinze ans aux Manufactures des arts décoratifs de Thiès. Curieux il a aussi fréquenté la section d’art dramatique de l’Ena avec comme professeur Douta Seck.

Fatou K. SENE
WALF




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1.Posté par Melomane le 21/10/2011 21:25

Un grand merci à notre père Ablaye Ndiaye Thiossane ce travail il vient de démontrer que l 'art pas d'age il suffit juste d'y croire. Grand bravo à Syllart Production.

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