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Sorciers Blancs Surpayés Pour Résultats Affligeants



En attendant la fin de la phase de poules de la Coupe du monde 2010, un constat s’impose : quand les sélections asiatiques et latino-américaines trouvent leur bonheur dans le choix des coachs locaux, celles du continent africain se fourvoient en dépensant beaucoup d’argent avec l’expertise étrangère.



Sorciers Blancs Surpayés Pour Résultats Affligeants
Le match de mardi entre le Nigeria et la Corée du Sud a été un bon baromètre pour mettre en exergue l’incompréhensible politique des dirigeants du football africain.

Depuis 1986 au Mexique, la Corée du Sud se qualifie régulièrement en phase finale de coupe du monde, mais sa meilleure participation reste celle de 2002.

Elle avait atteint les demi-finales se faisant battre par la Turquie lors du match de classement avec un technicien hollandais, Guus Hiddink qui avait apporté ce dont ils avaient besoin pour franchir un cap.

Mais après, place aux entraîneurs locaux et à Huh Jung-Moo qui est en poste depuis 2007. Même si la sélection sud-coréenne a été éliminée dès le premier tour en 2006, elle a réussi à passer un cap en intégrant le top 16 mondial pour le présent Mondial.

Le Japon, qui n’est encore sûr de rien quant à sa participation au second tour, a pris le pari de faire avec l’expertise locale après un long règne des entraîneurs étrangers. Il y a eu le Français Philippe Troussier en 2002 puis le Brésilien Zico.

En 2010, le local Takeshi Okada âgé de 53 ans, en poste depuis décembre 2007, a pris le relais.

Il y a également la Corée du Nord parmi les nations asiatiques qualifiées qui est venue naturellement avec un entraîneur local.

Pendant que l’Asie, qui a gagné la bataille du développement économique, cherche à progresser avec ces techniciens, en Afrique où tout est priorité, on dépense des millions pour faire appel à une expertise étrangère au résultat incertain.

Certes Paul Le Guen, appointé à 35 millions de francs mensuel (des chiffres publiés par la presse et des sites spécialisés) a qualifié le Cameroun à un moment où l’espoir de prendre part au premier Mondial africain s’était presque tari. Mais des questions méritent d’être posées sur le management des les Lions Indomptables à la CAN et au Mondial 2010.

Pour l’Afrique du Sud, tout le monde savait ou presque. Il fallait que Carlos Alberto Parreira, qui perçoit 65 millions de francs par mois, soit un magicien.

Sven-Goran Eriksson, l’entraîneur de la Côte d’Ivoire en ballottage défavorable, touche 111 millions de francs par mois selon la presse ivoirienne.

Le Suédois Lars Lagerback du Nigeria éliminé au premier tour ‘’n’a demandé’’ que 16,5 millions de francs mensuels.

L’investissement sur un technicien local, comme le cas de l’Algérie avec Rabah Saadane, n’est pas un gage certain de réussite. Mais quoi qu’il en soit, on dira toujours qu’on a tenté de promouvoir un local dans le banquet mondial.

L’Argentine (Maradona), le Brésil (Dunga), le Mexique (Javier Aguirre), Uruguay (Oscar Washington Tabarez) sont tous qualifiés en huitième avec des entraîneurs du cru.

Le football sud-américain ne s’en portera que mieux avec des joueurs explosant au devant de la scène mondiale et une expertise décomplexée à jamais.



Source APS

M.S.

Mercredi 23 Juin 2010 - 21:37



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