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Sortie du single «Goutte de trop» : Keurgui de Kaolack dit son «y en a marre» à Wade et consorts



Le groupe de rap Keurgui Krew de Kaolack a sorti un nouveau single «Goutte de trop» qui rappe dans une tonalité singulière, la situation politique du Sénégal et le départ de Wade. Ça sent le roussi disent-ils au président : «acceptez le, vous êtes en fin de règne. Dégage, le Sénégal ouvre une autre page, nous n’acceptons pas que notre destin soit forclos». Du pur hardcore qui va faire du bruit aux oreilles des tenants du régime.



Sortie du single «Goutte de trop» : Keurgui de Kaolack dit son «y en a marre» à Wade et consorts
«Goutte de trop», le nouveau single de Keurgui Krew de Kaolack va faire du bruit. D’une durée de 4,30 minutes, le morceau fustige le régime actuel à qui, Thiat et kilifeu, membres fondateurs du mouvement «Yen a marre», demande de partir afin que le Sénégal puisse ouvrir «une autre page». Ce titre commence fort par le refrain qui en dit long sur le reste : «un pour la révolution, deux contre les ripoux, trois, on ne va plus se laisser faire, on n’acceptera plus que les chartes du pays soient violées, que notre président soit le chef d’un parti comme l’ont dit les conclusions des assises, on n’acceptera plus qu’un président instrumentalise la justice». Donc :
«Ku xamoul buur saay na nunila buur magat na»
Selon eux, malgré le défilé des hommes politiques à la tête de l’Etat, c’est à chaque fois le même cri de douleur du peuple : «wooy». À part l’électricité qui ne fait que couper, Keurgui fait savoir que «le Reva a brisé nos rêves, les élèves et les étudiants sont fatigués des grèves. Il y le chômage, le 3e âge est laissé en rade. De nouvelles maisons, des Mercedes, se moquer du ‘badola’, augmenter le taux de chômage, l’assemblée est comme un marché hebdomadaire avec ses députés cancres, qui font des histoires, qui n’en ont qu’à leur tête et qui font du tort au peuple. Dites à Doudou Wade de maîtriser ses pas de danse».
Les rappeurs de poursuivre dans la chanson «le Fond taïwanais, le bradage foncier, le montage financier, la valise de Ségura, notre or de sabadola, l’affaire Sudatel, l’appel entrant de la sonatel, tout y passe». Thiat et Kilifeu utilisent le contraire d’un proverbe Wolof « Deuk bou bour ak daak yeup aaye (Ndlr ; un royaume où le roi et sa cour font ce qu’ils veulent) un gouvernement nul, ou l’on ne fait que la fête, construire des châteaux, des étages, et l’injustice fait ravage». Ils font du rentre dedans aux transhumants comme « Ablaye Makhtar Diop», parlent de «Farba c…, Ndéné cartouchard, ministres «xurdab» (ndlr: minables), président franc-maçon, conseillers p…». Ils n’occultent pas le «bordel, haute trahison» et qualifient le «régime (de) criminel».

Après «Goutte de trop», «Il ne faut pas forcer», un
Les rappeurs de Keurgui n’ont pas manqué de réserver une salve au fils du chef de l’Etat : «de qui se moque Boy Karim, si on n’en finit avec le régime de son père, cela sentira le roussi pour lui, les milliards de l’Anoci que tu as dépensés, les 15 pour cent de commission que tu as forcés. ‘Ku ndobin rey sa maam boo seenee lu sant Wade daw’, ça sent le roussi acceptez le, vous êtes en fin de règne. Dégage, le Sénégal ouvre une autre page».
Dans leurs envolées saccadées, les deux rappeurs crient : «Y en a mare refusent que l’on touche à leur constitution, un gouvernement folklore, super ‘ndajé ‘. Nous n’acceptons pas que notre destin soit forclos. ‘Ku xamul buur saay na nunila buur magat na’». Donc disent-ils à Wade : «acceptez-le, vous êtes en fin de règne».
Après «Goutte de trop» sorti la semaine dernière, «Il ne faut pas forcer», un autre titre qui verra les participations de Kilifeu, Simon et Xuman sera bientôt disponible
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Oumou Sidya DRAME


Jeudi 8 Décembre 2011 - 13:04



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