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Sur Facebook Messenger, les bots veulent devenir vos potes





Et si, au lieu de télécharger une app pour commander une pizza, vous parliez à un robot concierge qui connaît déjà votre adresse et le numéro de votre carte bleue ? C’est le pari de Facebook Messenger, qui a annoncé l’ouverture de sa plateforme de « bots » aux développeurs, à l’occasion de la conférence F8, qui se tient mardi et mercredi à San Francisco.
Le bot, personnalité de l’année 2016
C’est quoi un « bot » ? Ça rime avec « pote ». Il s’agit d’un petit programme qui automatise une seule tâche. Réserver un taxi. Acheter un billet d’avion. Commander une paire de chaussures etc. Parmi les premiers exemples dévoilés par Facebook mardi, il y a Spring, un robot pour le shopping. On lui précise sa taille, son budget, et le robot propose une mosaïque de produits. On récupère le reçu dans Messenger, qui s’occupe également du suivi du colis. Besoin de retourner une robe ? Il suffit d’envoyer un message.
« Les gens apprécient ces interactions centralisées qui évitent de se perdre dans trois emails différents », précise à 20 Minutes le Français David Marcus, qui a quitté son poste de directeur général de PayPal pour devenir vice-président de Facebook en charge de Messenger il y a deux ans.
Les bots ne se limitent pas au shopping et aux services. CNN dégaine un robot d’actualité, avec des contenus spécialement conçus pour ce format par une équipe éditoriale. Il y a aussi Poncho, un matou qui donne la météo. « Il est super sympa, il a sa propre personnalité, il raconte des blagues, on peut converser avec lui », détaille Marcus. Contrairement aux choix de certains concurrents, les interactions sur Messenger ne se limitent pas au texte. Les développeurs peuvent opter pour la voix ou des menus riches (boutons, images etc) selon les situations.

Court-circuiter Android et iOS
Cette année, vous n’échapperez pas aux bots. Microsoft a dégainé sa plateforme intégrée à Skype, le mois dernier, Kik a coupé l’herbe sous le pied de Facebook il y a huit jours et WeChat a pris de l’avance en Chine. Mais Messenger a un avantage : ses 900 millions d’utilisateurs actifs mensuels. C’est ce potentiel qui a convaincu David Marcus. Selon lui, il ne suffit pas à une messagerie d’avoir 100 ou 200 millions d’utilisateurs pour être incontournable : « Elle ne devient centrale qu’à partir du moment où on a plus de la moitié de ses amis dessus », explique-t-il à 20 Minutes.
Créer un bot est beaucoup plus simple, plus rapide et moins cher que de développer une app complète. Facebook, qui a déjà expérimenté avec l’intégration des services d’Uber et de KLM, fournit de nombreux outils, comme son logiciel d’analyse du langage. Le pitch est séduisant : au lieu de développer trois apps différentes pour iOS, Android et Windows, il suffit de créer un seul bot pour Messenger et ainsi toucher directement près d’un milliard d’utilisateurs.
Messenger a donc le potentiel pour devenir une nouvelle plateforme majeure. C’est pour cette raison que Microsoft et Facebook poussent alors que Google et Apple, qui dominent avec Android et iOS, se montrent plus prudents. « Ces interactions avec une mini-app à l’intérieur d’une app vont se multiplier pour fluidifier l’expérience mobile », prédit l’analyste de Gartner, Brian Blau. Reste à voir si les utilisateurs accepteront de parler à la fois à leurs amis et à une entreprise, à des humains et à des robots, au même endroit.
7sur7


Mardi 12 Avril 2016 - 21:15



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