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TRAFIC DE DROGUE À JOAL : Le repris de justice Ibrahima Faye tombe avec 3 kg de chanvre





TRAFIC DE DROGUE À JOAL : Le repris de justice Ibrahima Faye tombe avec 3 kg de chanvre
Notoire trafiquant de l'herbe qui tue à Joal et ses environs, Ibrahima Faye a échoué une fois de plus dans les filets des pandores de Joal. Repris de justice, il avait été jugé en 2009 et condamné à 1 an ferme pour trafic de drogue. Peine qu'il avait purgée à la Maison d'arrêt et de correction (Mac) de Thiès. Retour donc à la case de départ pour ce récidiviste qui a rejoint depuis vendredi dernier sa cellule à ladite Mac, après avoir été déféré le même jour par les pandores de Joal. Seulement, le plus cocasse dans cette affaire, c'est la subtilité dont à fait montre Ibrahima Faye pour tenter de mener en bateau les hommes du commandant Cheikh Omar Ndoye afin de pouvoir exercer en toute quiétude son commerce illicite.
Sachant qu'avec son passé pénal peu reluisant, il resterait nécessairement dans le viseur des pandores, Faye s'est alors torturé les méninges pour trouver une stratégie qui le mettrait hors de tout soupçon. Ainsi, après maintes réflexions, il en est arrivé à une subtile conclusion, certes audacieuse, mais hautement pertinente. Les idées bien en place, il s'est rendu un beau jour dans les locaux de la brigade de gendarmerie et a demandé à prendre langue avec les responsables. Au cours de l'entretien qui lui est accordé, Ibrahima Faye assure ses vis-à-vis qu'il avait définitivement tourné le dos au trafic de drogue. Journalier à la société de pêche coréenne «Elime Pêche» de Joal, il a soutenu qu'il comptait désormais se consacrer à ce travail et gagner dignement sa vie. Après cette entrée en matière, Ibrahima Faye propose aux gendarmes d'user de son désormais statut de repenti pour aider à neutraliser les usagers, dealers, caïds et autres s'activant dans la zone. Une offre qui ne pouvait que réjouir le commandant Ndoye et ses hommes.
Ainsi, après qu’il a fait ses preuves en contribuant à la chute de quelques adeptes de l'herbe qui tue, les gendarmes, emballés par le travail de leur «homme de l'ombre», ont pris sur eux de lui remettre un téléphone portable afin de le mettre dans de bonnes conditions de travail à toute heure. Seulement, les pandores ignoraient que tout ceci n'était que ruse de Faye qui cherchait à éloigner tout soupçon sur lui. Mieux, il avait profité de son tout nouveau statut pour mettre un nom sur chacun des éléments de ladite brigade. Ainsi, il était quasiment au courant de toutes les opérations des pandores et lorsqu'une action était menée à son insu, il avait le temps d'identifier à mille lieux «ses collègues» et de dissimuler sa came. Usant de ce mode opératoire, il écoulait tranquillement sa drogue. Signe de la bonne santé de son business, il avait loué une maison au quartier Lycée de Joal où il stockait ses livraisons. N'eût été la vigilance d'un vieux de ce quartier, qui a vendu la mèche aux pandores, Ibrahima Faye serait encore libre. Exploitant cette information, les gendarmes ont mis en place un dispositif autour de ladite maison, ignorant que le suspect n’était autre que leur homme de l'ombre. Ils s'en sont rendu compte, le 15 juin dernier, lorsqu'ils sont parvenus à surprendre Ibrahima Faye dans ladite maison qu'il avait louée. Un restant de stock de 3 kg de chanvre a été également saisi sur les lieux. Interpellé, Faye n'a pas daigné nié l'évidence. Mieux il a balancé son fournisseur, un certain Ibou Sagna, sans convaincre les pandores qui l'ont placé en garde-à-vue, avant de le déférer le surlendemain au parquet de Thiès.

Abdoulaye DIÉDHIOU


Lundi 20 Juin 2011 - 20:36



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