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The World Champions !



La Turquie est passée à côté de son rêve de sacre à domicile. Malgré le soutien de leur public, Ilyasova et ses coéquipiers ont cédé en finale du Championnat du monde 2010 face aux Etats-Unis (64-81). Bien que privée de tous ses champions olympiques 2008, l'équipe américaine, emmenée par un Kevin Durant au-dessus du lot, récupère un titre qu'elle avait abandonné depuis 1994.



The World Champions !
La Dream Team II, celle qui avait remporté dans l'ombre de son aînée le Mondial 1994, a enfin trouvé son héritière. Seize ans après, il était plus que temps. Surtout pour une nation qui s'autoproclame "world champion" à la moindre occasion. Mais cette fois, elle en a acquis le droit. Dans un contexte difficile, pour ne pas dire carrément hostile, les Etats-Unis sont redevenus, ce dimanche soir à Istanbul, maîtres du monde, pour la quatrième fois de leur histoire (1954, 1986, 1994), en dominant la Turquie (81-64) en finale de cette édition 2010.

Un sacre qui, deux ans après l'or obtenu par la Redeem Team aux Jeux de Pékin, replace le basket made in USA au sommet de la pyramide en lieu et place de l'Espagne, écartée en quart de finale. D'autant plus remarquable que cette équipe, qualifiée au début de l'été de B-Deem Team par les médias américains car privée des douze champions olympiques de 2008, est arrivée sur les bords du Bosphore sans aucune certitude et avec à peine plus de vingt jours de préparation dans les pattes. Suffisant, malgré tout.

Suffisant car parmi les joueurs sélectionnés par Mike Krzyzewski figure la future grande star de la NBA: Kevin Durant, 21 ans, et déjà tout d'un grand. Brillant en quarts contre la Russie, étincelant en demi-finales face à la Lituanie, l'ailier du Oklahoma City Thunder a encore scintillé devant la Turquie avec 28 points, à 7/13 à trois points, et 5 rebonds en 40 minutes. Certains diront que les Etats-Unis sont trop dépendants de lui. Ils n'auront pas tort. Mais vu qu'il ne rate jamais un match, ça n'a posé aucun problème au Team USA, qui a abattu de sang froid "douze géants" et leurs 15.000 supporters jamais aphones, même en début de troisième quart-temps quand Durant est venu placer deux shoots longue distance qui ont tué le suspense (48-32, 23e). Le tournant de cette finale.


Durant a de l'or dans les mains

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De +10 en faveur des Américains à la mi-temps, l'écart est passé à +16 d'un coup et il aurait fallu plus qu'un miracle comme celui de la veille face à la Serbie pour sauver la Turquie. Un pays qui, neuf ans après la finale de l'Euro 2001 perdue à domicile contre la Yougoslavie d'alors, doit à nouveau se contenter d'une médaille d'argent. Cruel mais juste au vu de cette rencontre que les Etats-Unis ont bien maîtrisée dans l'ensemble. Deux tirs primés de Durant, qui a mis onze des dix-sept premiers points de son équipe, ont d'abord bien aidé les Américains à entrer dans le match dans une salle des plus électriques. Il n'a en effet fallu que sept minutes, et une légère prise de becs entre Chandler et Turkoglu, pour que le Sinan Erdem Dome entre en fusion. Les Turcs étaient pourtant devant au score (17-14, 7e) mais ici, on ne touche pas à l'idole locale, au leader de l'équipe.

Pour calmer tout le monde, les joueurs de Coach K s'y sont donc pris autrement: en alignant les trois-points, un exercice dans lequel Durant et Curry se sont montrés à leur aise (22-17, 10e). Comme vingt-quatre heures plus tôt contre les Serbes, la Turquie allait donc devoir cravacher, d'autant que les Etats-Unis l'ont un peu endormie dans le deuxième quart-temps, marqué une nouvelle fois par la réussite incessante, insolente, de Durant. Avec deux paniers extérieurs et un shoot en extension mi-distance, l'ailier américain a offert aux siens dix longueurs d'avance qui, sans Turkoglu, auraient sans doute enflé un peu plus (42-32, 20e). Mais le collectif turc, si soudé et homogène depuis le début du tournoi, n'a cette fois pas trouvé les ressources nécessaires pour refaire surface. La faute à Durant, meurtrier dans le troisième quart (61-48, 30e), et au précieux Odom (15 points, 11 rebonds).

Pour la dernière de Bogdan Tanjevic à la tête de cette sélection, ses joueurs peuvent tout de même regretter qu'Ersan Ilyasova (7 points, 11 rebonds), si performant pendant dix jours, ait un peu disparu de la circulation ce week-end. Ça avait déjà failli coûter cher aux Turcs en demi-finales. Là, ça les a plombés. Car Turkoglu, meilleur joueur de son équipe avec 16 points et 7 rebonds, n'avait pas les armes pour lutter seul face à l'opaque défense américaine. Une défense qui a limité son adversaire à 64 points, de loin son plus faible total dans ce Mondial 2010. Dans le ciel chargé d'Istanbul, le nuage sur lequel était juchée la Turquie jusque-là s'est évaporé au dernier moment, sans qu'il n'y ait rien à redire, laissant Durant et les siens se faire une place au soleil. Une place en or.



Source Sports.fr / Lequipe.fr

Moustapha Sakho

Dimanche 12 Septembre 2010 - 12:35



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