contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire



Trafic de fausse monnaie : 2 Maliennes arrêtées à Mbour avec plus d’un million de francs





Trafic de fausse monnaie : 2 Maliennes arrêtées à Mbour avec plus d’un million de francs

Deux des trois Maliennes, qui détenaient par devers elles plus d’un million de francs en faux billets de banque, vont être déférées au Parquet près le Tribunal de Thiès aujourd’hui. La troisième est toujours en fuite.

Les dames qui escroquaient les commerçants de Mbour en achetant leurs produits avec de faux billets de banque ont été appréhendées ce dimanche par les hommes du commissaire Bécaye Diarra du Commis­sa­riat urbain de police de Mbour. Certainement, après plusieurs coups réussis, ces dames d’origine malienne ont vu leur stratégie déjouée, ce dimanche, lorsqu’elles se sont rendues chez le boutiquier Abdoulaye Dramé, établi au quartier Château d’eau nord. En effet, ces trois dames se sont présentées chez le boutiquier pour acheter un sachet de lait grand modèle de la marque Vitalait qui coûte 1 500 francs en présentant un billet de 5 000 francs au boutiquier. 

LA TROISIEME MALIENNE EN FUITE

Ce dernier ayant suspecté le billet de banque appela au commissariat de police de Mbour pour en informer les policiers. Les limiers ne se feront pas prier pour venir sur les lieux, mais avant l’arrivée des limiers une des dames ayant certainement senti l’étau se resserrer autour d’elles prend la tangente suite à l’arrivée des populations ameutées par le boutiquier. 

Les policiers n’ont pas eu du mal à cueillir les deux dames de nationalité malienne qui seront mises dans le panier à salade et conduites au commissariat urbain de Mbour. Une fois sur place, la dame Minetta Camara demande aux policiers la permission d’aller uriner, faute de quoi elle allait le faire sur son pagne, la permission lui fit accorder mais elle ne savait pas qu’elle était suivie par le chef de poste dans les toilettes. Usant de son instinct de flic, le chef de poste a pu réussir à regarder par un trou de la porte. Il découvre vite que la dame qui manifestait une envie pressante d’uriner mettait dans le trou du Wc des billets de banque. Mais malgré cela, les limiers ont pu extraire des billets du trou qui commençaient à perdre déjà leurs écritures. Ils ont pu récupérer une valeur de 500 000 francs en coupures de 10 000 francs qu’ils ont pu récupérer dans la fosse sceptique. Une fois sortie des toilettes, Minetta Camara sera fouillée en­co­re et les limiers vont trouver par de­vers elle une somme de 1 million 100 mille francs en faux billets de 5 000 et de 10 000 francs, des billets qui portent le même numéro.
Après la fouille de Minetta, c’est au tour de sa compagne Fatoumata Diarra de recevoir la visite des limiers qui vont découvrir dans le sac qu’elle portait en bandoulière, la somme de 250 mille francs en coupures de billets de 1000, 2000 et 5000 francs. Mais contrairement à ceux détenus par Minetta c’était de vrais billets de banque. 
Au cours de leur interrogatoire, ces dames ont confié à la police leur modus operandi qui consistait à faire le tour des commerces pour acheter de petites marchandises. Chacune y jouait son rôle, si Fatoumata était chargée de récupérer la monnaie, c’est Minetta qui devait effectuait les dépenses avec les faux billets. Ces dames ont également décliné leur identité devant les policiers, en révélant qu’elles étaient des commerçantes maliennes de passage à Mbour pour écouler leurs faux billets. Elles ont déclaré qu’elles sont présentes à Mbour, depuis seulement deux jours. 
Gardées à vue au commissariat urbain de Mbour, selon nos sources, elles seront déférées au Parquet de Thiès, aujourd’hui. 


Le QUotidien

Mardi 19 Juin 2012 - 12:14



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.