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VÉTUSTÉ DES PAVILLONS DE L’UCAD : Prés de 7000 étudiants en danger de mort



Inaugurée en décembre 1959, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a perdu tout son éclat au fil des années. La vétusté de certains pavillons du Campus social menace aujourd’hui la vie de prés de 7000 étudiants. Découverte.



VÉTUSTÉ DES PAVILLONS DE L’UCAD : Prés de 7000 étudiants en danger de mort
Bâtiment préfabriqué, aux murs lézardés, aux installations vétustes et délabrées, aux fers en état de rouillure très avancé, le pavillon N, baptisé bateau « le Joola » par ses résidents, à l’image de la plupart des pavillons du campus, inquiète plus d’un. L’état de délabrement et de dégradation de l’édifice a atteint un seuil alarmant. Les étudiants qui y logent sont considérés comme de potentielles victimes. Le moindre bruit d’avion fait vibrer le bâtiment. L’environnement n’offre aucune condition d’hygiène salubre. C’est devenu le lieu de rendez-vous des cafards et des souris. L’eau des toilettes suinte le long des plafonds dans les chambres.

Rendez-vous des cafards et des souris

A côté du pavillon N, quatre autres bâtisses ont largement dépassé leur durée de vie estimée à 10 ans. Il s’agit des pavillons F, G, H et I. Chacun de ces pavillons ayant en moyenne une capacité de 360 lits. Cela fait au total environ 1800 lits pour les cinq pavillons concernés. Des chambres initialement prévues pour deux personnes, soit au total environ de 900 chambres. Mais qui sont dans la réalité occupées, au minimum, par huit étudiants. Parfois même par dix. C’est dire que chaque année, plus de 7000 étudiants s’entassent comme des sardines dans cinq pavillons. Des étudiants dont la vie est aujourd’hui comme menacée.’’ Si on y prend garde, on risque de connaître un deuxième bateau le joola’’, a fait savoir Etienne Ndour, président de l’Amicale de la Faculté de droit. Face à ces difficultés, ces derniers ont toujours, au fil des années, mené des mouvements de grève pour alerter l’autorité. Mais en vain.


Promiscuité, surpopulation et pollution sonore

A cela, s’ajoute le problème récurrent de la restauration. Pour manger, les étudiants peuvent rester deux heures de temps à faire la queue dans des bousculades monstres qui dégénèrent, souvent, en bagarre. La qualité des repas laissent à désirer.

Prévu pour seulement 17.000 étudiants, l’Université en accueille aujourd’hui plus de 60.000. D’où la promiscuité des chambres. Le campus social tout comme le campus pédagogique va vers l’implosion. Parce que victimes à la fois de promiscuité, de surpopulation et de pollution sonore de toutes sortes. Dans un désordre total, chacun se bat pour poursuivre, même assis sur une bombe qui peut, à tout moment, exploser.

Cette situation chaotique constatée à l’université de Dakar contraste avec la mission du centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) qui se résume en ces termes : Identification des besoins des étudiants et création des services propres à les satisfaire. Mais aussi offrir aux étudiants des conditions décentes d’existence et de travail.

NGAGNE FALL ( L'ENQUETE )

Mis en Ligne : Piccmi.com

PiccMi.Com

Jeudi 27 Octobre 2011 - 15:31



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