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Villa España



Quatre ans après avoir été sortie par la France en huitièmes de finale, l'Espagne a cette fois passé le cap, disposant du Portugal (1-0) grâce à un nouveau but de David Villa. Une victoire logique pour les champions d'Europe qui ont fait la différence après le repos face à des Lusitaniens trop inoffensifs. L'Espagne samedi tentera face au Paraguay d'atteindre les demi-finales pour la première fois de son histoire.



Villa España
La Roja a réussi son pari en venant à bout du Portugal. Concentrés sur un schéma de jeu qui fait leur force depuis maintenant quatre ans, les Espagnols n'ont finalement guère été contrariés par des Portugais privés de ballons et sans doute frustrés car ce premier revers depuis 19 matches les renvoie directement à la maison. Il leur aurait fallu prendre davantage de risques, jouer plus haut et plus vite encore pour déstabiliser un édifice tellement solide qu'on a le sentiment qu'il pourrait davantage aller de l'avant... Il leur aurait aussi fallu un Cristiano Ronaldo à son sommet, mais l'attaquant du Real Madrid a été transparent, étouffé par la défense adverse.

A l'arrivée, l'Espagne tentera samedi face au Paraguay d'atteindre pour la première fois de son histoire les demi-finales d'une Coupe du monde, sur ce qu'elle a montré ce mardi soir face à son rival ibère, elle a toutes les raisons d'y croire, d'autant que les Sud-Américains ont joué une demi-heure de plus pour écarter le Japon un peu plus tôt dans la journée aux tirs au but. Le champion d'Europe, porté par un David Villa en état de grâce, est donc bien au rendez-vous de cette Coupe du monde, contrairement à une équipe du Portugal qui s'était déjà qualifiée in extremis pour le rendez-vous sud-africain et sera finalement, en dehors du match face à la faible Corée du Nord (7-0), apparue trop timorée pour aller plus haut.



Torres et Villa d'entrée en action



La formation de Carlos Queiroz aura pourtant livré une première mi-temps encourageante. Car si l'Espagne place un premier coup d'accélérateur d'entrée par Torres qui s'élance de la gauche, repique et enroule un ballon qu'Eduardo parvient à dégager du bout des gants (1ere) puis par Villa qui contraint Eduardo à deux parades (3e et 7e), les débats s'équilibrent ensuite grâce au pressing haut de Tiago, Meireles et consorts. L'Espagne joue à son rythme, tient la balle, essaie de positionner ses pions le plus haut possible pour tisser sa toile. Mais en oubliant presque de piquer. Sur un corner rapidement joué par Xavi, Torres manque de faire mouche mais le ballon passe au-dessus (12e).

Le Portugal, lui, attend sagement en essayant de ne pas trop reculer. Cristiano Ronaldo est le premier à se mettre en mouvement avec un premier coup franc pas assez appuyé (17e). Les hommes de Queiroz se montrent plus dangereux sur cette frappe de Tiago que Casillas détourne des poings avant de dégager sous sa barre malgré la pression d'Almeida (20e). Le Portugal tente d'en faire un peu plus et s'en remet à son numéro 7 dont le puissant coup franc des 35 mètres contraint Casillas à dégager en catastrophe (28e). Malgré ces initiatives, ce n'est pas la folie attendue. Loin de là.

Entre les temps forts et faibles de chacun, l'Espagne tient son match et Villa place une frappe sans angle qui retombe juste au-dessus de la transversale (29e), avant que Xavi ne manque le cadre (31e). C'est peu et l'on sent vraiment sur la pelouse ce respect dont les deux entraîneurs avaient fait part la veille en conférence de presse. La volonté de ne pas tomber dans le piège adverse l'emporte alors et il faut un centre de Meireles repris par Almeida (39e) puis une tête signée Tiago (43e) pour boucler un premier acte loin d'être débridé.


Villa le libérateur



La deuxième période débute sous les mêmes auspices jusqu'à ce débordement d'Almeida qui feinte Piqué avant de centrer vers Ronaldo mais Puyol détourne du genou un ballon qui passe juste devant le poteau de Casillas (51e). En face, Iniesta répond par une frappe enroulée contrée par Ricardo Carvalho (53e). Le Portugal tient moins le ballon mais se projette plus vite vers l'avant comme sur ce centre de Meireles qui contraint Casillas à boxer des poings devant une meute de joueurs (57e). Les deux entraîneurs réagissent en même temps avec les sorties d'Almeida remplacé par Danny et de Torres suppléé par Llorente (59e).

Le dernier nommé se montre de suite en évidence avec un centre de Ramos qu'il reprend de la tête à bout portant et qui oblige Eduardo à une superbe parade (60e). Dans la minute, Villa y va de sa frappe, puissante mais hors cadre (61e). C'est le réveil de l'Espagne qui se met subitement à accélérer, très vite récompensé par Villa qui, sur une passe d'Iniesta relayée d'une talonnade par Xavi, s'y reprend à deux fois pour trompter Eduardo et délivrer l'Espagne (1-0, 63e). La Roja place une autre banderille avec Ramos qui part de son aile, repique et envoie une frappe qu'Eduardo détourne comme il peut (70e).

Une physionomie nouvelle qui contraint le Portugal à une course poursuite. Carlos Queiroz lance Pedro Mendes pour Pepe et Liedson en lieu et place de Simao (72e). Cela ne change rien au fait que l'Espagne confisque la balle, gère et manque de doubler la mise d'une mine lointaine de Villa, l'artilleur maison (77e). Les minutes passent sans que le Portugal ne soit réellement en mesure de modifier la donne. Il y a bien cette frappe sans angle de Fabio Coentrao (85e) ou celle de Danny contrée (88e). La fin de rencontre est finalement marquée par l'expulsion de Ricardo Costa (90e) et par cette frappe en forme d'aveu d'impuissance de Cristiano Ronaldo. Le rêve est passé pour le Portugal. L'Espagne, elle, file vers un quart de finale tout à fait dans ses cordes face au Paraguay. La route est tracée.




Source Sports.fr


M.S.

Jeudi 1 Juillet 2010 - 21:07



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