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WADE ET LE VERDICT DU 23 MARS : «Passion ardente pour Karim, goût naturel pour le reste»



« Agis toujours de telle sorte que tu reconnaisses en la personne humaine et en les autres, une fin et non pas seulement un moyen » Emmanuel KANT.

« WADE est indéfendable », il paraît que c’est le constat que se confient tout bas, les stratèges du PDS !
Mais commençons par rappeler l’espoir immense que Wade et le Sopi ont incarné, la ferveur populaire que sa victoire éclatante en 2000, leçon de démocratie pour l’Afrique et le monde, avait suscité. Souvenons-nous également pour être juste, « des éléphants blancs » devenus réalité pour certains, dont le plus en vue sera certainement l’aéroport Blaise DIAGNE en phase finale de construction.



Yoro Ba, président de l'Alliance Jef Jel
Yoro Ba, président de l'Alliance Jef Jel
Malheureusement, le manque de sagesse du Pape du Sopi l’a amené, selon le bon mot de Machiavel, « à goûter d’une liqueur dans laquelle, trompé par la saveur agréable, il n’a pas discerné le poison dissimulé ». Il entreprit donc après les glorieuses fatigues et les exploits réalisés, de s’auto-convaincre que tous les sénégalais, y compris le premier d’entre eux, devraient travailler à ses louanges, et à ceux de son fils!
Très peu enclin aux concessions avec ses partenaires qui l’avaient pourtant aidé à accéder au pouvoir, personnage dont douze ans durant, la figure a hanté toutes les circonstances de la politique nationale et dont l’ombre a plané sur les moindres événements qui ont rythmé notre vie politique, desservi par un ego surdimensionné, le président Wade installa une gouvernance erratique où tous les coups étaient permis pourvu seulement qu’ils ne touchent pas Karim.
Le fait est que le Pape du Sopi, tel que façonné par vingt six ans d’opposition est incapable de résoudre les deux problèmes majeurs attachés à sa personnalité à savoir, une hypertrophie de son égo et sa passion ardente pour Karim. Ce que le président Wade n’a pas compris, c’est que les individus guidés par leur seule conscience individuelle et poursuivant exclusivement des intérêts personnels, adoptent souvent une stratégie qui se traduit par une sorte de mépris alors même que les meilleures réponses aux problèmes de ce pays ne peuvent résulter que d’un comportement du citoyen fondé sur le respect de l’autre et des principes démocratiques et républicains. Le président Wade est impitoyable, y compris à l’égard de ses propres partisans, pour peu qu’ils expriment une opinion contraire à ses désidératas alors même qu’il est plein d’indulgence pour son fils Karim, pour les déprédateurs de nos ressources nationales, pour les hommes d’affaires sans scrupule et pour les trafiquants de toutes sortes - suivez mon regard. -
Egrener le décompte faramineux des scandales d’un régime englué dans la prévarication et l’incompétence, caractérisé par l’injustice, le népotisme et la gabegie, serait un exercice fastidieux. Mais tous les vices ayant des bornes qu’ils ne peuvent pas dépasser, la tendance manifeste et évidente vers un patrimonialisme et conséquemment une dévolution monarchique du pouvoir en faveur de Karim, décida le peuple sénégalais à l’envoyer à la retraite en 2012.
Installé à la tête de l’Etat, le président Macky SALL en homme de compromis, aidé par un tempérament fait de sobriété, de calme et d’humilité, a su tirer les leçons de cette situation en érigeant la concertation et le partage des responsabilités avec ses alliés en mode de gouvernance.
Les populations sénégalaises qui ont décidé de ne pas accepter d’être des victimes expiatoires de l’ambition mégalomaniaque d’un vieil homme fut-il Abdoulaye Wade, et décidées à procéder à la réédition des comptes, ont exigé du président Macky SALL la traduction devant les tribunaux de tous les déprédateurs de notre économie.
Son fils emprisonné, Wade le père prend subitement conscience de sa responsabilité dans le drame que vit Karim. Il décide de confisquer la paix sociale de ce pays en déroulant une stratégie de la terreur pour, le cas échéant, amener le président Macky SALL à négocier la libération de son fils comme si toute la respiration de ce pays ne devait être tributaire que de la satisfaction de son rêve de perpétuation dynastique.
C’est cet état d’esprit fait à la fois d’auto-culpabilité, de fragilité psychologique et d’une exigence de devoir libérer son fils quel qu’en soit le prix, qui ont amené le président Wade à tenir à l’endroit du président SALL et de sa famille des propos outranciers, à la fois arrogants et injurieux, prétentieux et faux.
Ces propos dont la méchanceté se le dispute à l’irresponsabilité sont d’autant plus malhonnêtes qu’ils sont tenus dans un contexte où le président Macky SALL lui a octroyé de fait une immunité en ayant déclaré il y’a quelques mois en substance « qu’Abdoulaye pouvait tout se permettre mais qu’il ne lui arriverait rien ».
Certes, l’article 10 de la constitution confère à Abdoulaye Wade « le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume, l’image, la marche pacifique » ; mais à la condition sine qua none que « l’exercice de ces droits ne porte atteinte ni à l’honneur et à la considération d’autrui, ni à l’ordre public ».
De plus, c’est cette même constitution qui en son article 07 déclare « qu’il n’y a au Sénégal ni sujet, ni privilège de lieu de naissance, de personne ou de famille ». Et puis de toutes les façons, « la nature, ministre de Dieu, gouvernante des hommes, nous a tous créés et coulés en quelque sorte dans le même moule pour nous montrer que nous sommes tous égaux ».
Heureusement que le président SALL a compris qu’il était possible de se battre avec courage et détermination, subir les pires humiliations, vaincre en ayant raison, pardonner ensuite ; qu’il était possible de chercher et trouver des fissures dans l’infortune et montrer que notre survie n’exige pas la destruction des autres, mais surtout la construction de soi.
Toutefois, la sauvegarde de notre stabilité et le devenir même de la nation sénégalaise condamne le peuple sénégalais à se tenir prêt à consentir les sacrifices nécessaires pour mettre un terme aux velléités déstabilisatrices de la paix sociale du président WADE, et l’oblige à interpeler le Président SALL afin qu’il prenne des mesures pour qu’à l’avenir, cette forme de licence voire d’impunité dont semble bénéficier A. Wade, ne soit pas le moyen pour lui de confisquer la paix sociale.
Au président Wade, nous suggérons avec tout le respect dû à son rang et toute l’humilité requise, de rompre d’avec les préjugés et de construire des modèles d’analyse plus en adéquation avec sa stature intellectuelle. Renoncer au pouvoir lorsque nous avons accompli notre part de mission, notre part d’histoire, pour laisser à d’autres générations le soin d’accomplir la leur, c’est là la leçon que Nelson MANDELA a léguée à la postérité et que le président Wade devrait méditer. Autrement, à force de faire monter les enchères, Wade fera comme cette petite étincelle qui, plus il se trouve de bois à brûler, plus il en dévore, mais se consume et finit par s’éteindre de lui-même.
Quant au Président M. SALL, nous rappelons avec modestie que la seule bataille qui vaut la peine d’être menée et gagnée, est celle qui consiste à s’attaquer aux urgences économiques et sociales, et de répondre efficacement aux attentes des populations par la mise en place judicieuse d’une dynamique de rupture avec pour objectif majeur, l’instauration d’un régime politique apte à créer une société du mérite, de la transparence, de la démocratie, une société résolument tournée vers le progrès.

Yoro Ba
President Alliance Jëf Jël.
bayoro27106@gmail.com







Jeudi 5 Mars 2015 - 17:25



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