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Le Respect de soi et la capacité à imposer le respect aux autres



Le « fayda » se traduit, selon Massamba Guèye, docteur ès-lettres, spécialiste de la littérature orale, par la capacité à mesurer la grandeur de sa personnalité et à l’imposer. « C’est un principe de retour vis-à-vis des autres. Par exemple, je vous ai donné « le soutoura » (la discrétion), j’exige en retour qu’on me donne le « fayda » (le respect) ». C’est donc la capacité d’une personne à se définir par le groupe et à imposer au groupe le respect.



Le Respect de soi et la capacité à imposer le respect aux autres
En Afrique, explique notre interlocuteur, le « fayda » se mesure par la capacité à se faire respecter, jusqu’à ce que les gens viennent vers toi pour te demander des avis.

A en croire le spécialiste de la littérature orale, le « fayda » est une attitude de retenu et de message. La personne qui se vante d’avoir du « fayda », ne se permet pas de commettre une faute. Aussi, ne permet-elle, en aucun cas, aux autres de se moquer d’elle. Le « fayda » donne, en quelque sorte, une élégance de comportement », informe M. Guèye. Et de préciser, « qu’il ne faut pas confondre le « fayda » au « fulla ». Selon lui, le « fulla » est dans la réponse à une action, alors que le « fayda » est une attitude quotidienne.

Le « fayda » n’est pas une réaction, mais plutôt une action. C’est une attitude sur le groupe, sans que le groupe ne réagisse. Par exemple, quand quelqu’un me fait quelque chose, le wolof dira de ce dernier qu’il va répondre, parce que « dafa am fayda », (il se donne du respect, il a le respect de soi). Nous avons aussi une démarche qui fait qu’on dise que telle personne a le respect de soi « am fayda ». C’est par exemple, lorsqu’une personne ne se mêle pas de choses qui ne le regardent pas. Il a 50 ans et vit en 50 ans », indique M. Guèye. « Mais, à noter que quelqu’un qui a 50 ans peut avoir le « fulla » chez lui et ne pas avoir le « fayda » (respect de soi), parce qu’il porte, par exemple, une culotte, il va aussi sortir avec les filles de 12 ans etc. », souligne Massamba Guèye.

Comme anecdote relative à l’expression « fayda », le spécialiste de la littérature orale Massamba Guèye a, de nouveau, fait allusion à la lutte. Prenant exemple sur le célèbre lutteur Tyson, il dit de ce dernier que « dafa am fayda », (il a le respect de soi). Pour lui, Tyson s’est forgé un respect et un comportement élégant à tel point que tous les lutteurs sont dans sa ligne. « On ne le voit pas danser n’importe où. Et quand un promoteur l’appelle, il exige un bon cachet. « Le fayda » est donc symbolisé par ce lutteur », estime M. Guèye.

Maguette GUEYE DIEDHIOU
Le Soleil

PiccMi.Com

Vendredi 20 Août 2010 - 09:56



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1.Posté par bienparler le 20/08/2010 12:15

Cé un mot arabe et il a raté la deéfinition alez voir encore

2.Posté par bienparler le 20/08/2010 12:16

A ne pas confondre avec "foula"

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