Entreprendre enAfrique représente pour beaucoup un choix très risqué. Pourtant, L’Afrique est aujourd’hui un continent en plein essor économique. Ses ressources naturelles et sa population jeune et galopante font d’elle une région très rentable du monde. Nous vous exposons quelques raisons pour investir en Afrique.

Une région à forte rentabilité

Selon un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, l’Afrique a enregistré entre 2006-2011 un taux de rendements des investissements directs étrangers de 14 %. Ce taux est de loin très élevé par rapport celui de l’Asie qui est de 9.1 % ou celui de l’Amérique latine qui est de 8.9 %. Cet état de choses est rendu possible grâce à plusieurs facteurs comme le dynamisme de la consommation, l’explosion des infrastructures technologique, etc.

Les grandes entreprises l’ont compris et réalisent ainsi de gros profits. C’est le cas du groupe MTN, une multinationale du domaine des télécommunications, qui a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 10 milliards de dollars en 2017. Le groupe Sonatrach, un acteur majeur de l’industrie pétrolière et gazière en Algérie a réalisé un chiffre d’affaires de 39 milliards de dollars en 2018.

L’Afrique : un continent riche en ressources naturelles

De 2014 à 2019, le nombre de millionnaires en Afrique a progressé de 29 %, passant de 39 400 à 49 900. Selon les projections, en 2025, nous compterons environ 63 800 millionnaires sur le continent africain. Ils sont pour la plupart des jeunes entrepreneurs qui ont créé des entreprises prometteuses sur des domaines à croissance rapide. Ces entreprises sont majoritairement retrouvées dans le domaine de l’agroalimentaire, de l’énergie solaire, du raffinage et des télécommunications.

Selon la banque mondiale, l’agroalimentaire en Afrique vaudra en 2030, près de 1 milliard de dollars. Cela s’explique par le fait que l’Afrique dispose de 60 % des terres arables non cultivées du monde et des sols fertiles. À cela s’ajoutent une main-d’œuvre abondante et une température ambiante adéquate. Ces caractéristiques devraient permettre aux entreprises africaines de devenir des leaders mondiaux de l’exportation des produits alimentaires. En outre, ses entreprises peuvent se concentrer sur l’agro-industrie afin de satisfaire la demande intérieure.

En Afrique, sur 1,9 milliard d’habitants, environ 645 millions vivaient encore sans électricité en 2017. Le coût de l’électricité est trois fois plus élevé qu’en Europe ou aux États-Unis. Pourtant, sur ce continent, l’énergie solaire est une ressource courante et gratuite. De plus, selon l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA) l’Afrique dispose de réserves hydrauliques exploitées à seulement 8 %. Qu’il s’agisse du fleuve Congo, du Zembeze, de la Volta ou encore du Nil, ces précieuses ressources pourraient fournir d’importants mégawatts.

Le fleuve du Congo possède en effet l’un des plus grands potentiels hydroélectriques du monde. Il est estimé à plus de 100 000 000 kW et les besoins de l’intérieur du pays n’en prendront que 4 %. Cela représente d’importantes opportunités pour les entreprises du domaine énergétique. Par ailleurs, ce continent regorge de nombreuses autres ressources comme le pétrole, le cobalt, le gaz naturel, l’or, le cuivre, l’uranium, etc. La valorisation de ces ressources par les entreprises pourrait faire de l’Afrique une puissance économique.

Une population jeune en pleine croissance

De 640 millions en 1990, la population africaine est passée à 1,9 milliard en 2019. Selon les projections démographiques de l’ONU, cette population passera environ 2.5 millions en 2 050. Cette croissance démographique a besoin de mesures objectives pour assurer une adaptation structurelle de l’économie de l’Afrique. Cela représente de grandes opportunités pour les entreprises de la consommation, de la distribution, des nouvelles technologies, de l’immobilier, etc.

Une autre ressource importante pour l’Afrique est sa main-d’œuvre abondante. Le salaire moyen est de 34,20 dollars en Éthiopie de 70,80 dollars au Kenya à comparer à 2 820 dollars en Italie ou encore 6 894,20 dollars en Suisse. On comprend aisément la délocalisation de plusieurs usines chinoises de textile en Éthiopie. Les entreprises en Afrique pourront donc bénéficier d’un avantage comparatif sur le coût de la main-d’œuvre pour réduire leurs charges et accroître leurs bénéfices.