contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire



CHRONIQUE SPORT DE NDOBINE - Ligue africaine des Champions : la marche était-elle trop haute pour Génération Foot ?





L’exploit, tout un peuple y croyait dur comme fer. Il faut reconnaître que l’espoir suscité par Génération Foot est, du reste, justifié. En un temps record, le club de Déni Biram Ndao s’est construit un palmarès à faire pâlir de jalousie des formations pourtant plus anciennes.
Du National 2 à la Ligue 1, les Grenats ont ébloui par la célérité de leur réussite sanctionnée d’une pelletée de sacres. Ces succès nécessitent certes de la baraka mais ne relèvent aucunement du hasard. Contrairement à d’anciens champions du Sénégal comme l’AS Pikine et l’US Gorée, Génération Foot confirme que son leadership dans l’élite du football sénégalais n’est pas usurpé.

Mais le potentiel et l’appui du public n’ont pas suffi face à Horoya AC. Battue de justesse (2-1) au Stade du 28 septembre de Conakry, Génération Foot a courbé l’échine une seconde fois devant le mastodonte guinéen. Loin de Déni, leur base, les poulains d’Olivier Perrin se sont montrés impuissants face au conquérant groupe de Victor Zvunka. Sans montrer grand-chose, les Grenats ont périclité en concédant deux pions au Stade Léopold Sédar Senghor. L’accession à la phase de groupes de la Ligue africaine des Champions devra encore attendre.

Cependant, une question taraude l’esprit de bon nombre de Sénégalais. Pourquoi nos clubs ne performent plus en Afrique ? La réponse est à chercher peut-être dans l’inexpérience des clubs qualifiés aux compétitions continentales. Au Sénégal, vu qu’il n’y a que deux places pour l’Afrique (le vainqueur du championnat et celui de la coupe nationale), il est rare de voir un club enchaîner les participations en Coupe de la CAF ou en Champion’s League.
Le premier défi est donc la régularité. Que l’on ne s’y trompe pas, sans l’accumulation des matchs de haut niveau, les joueurs vont progresser péniblement. Les clubs doivent ainsi bien se structurer (administration forte, politique ambitieuse, bonnes cellules de formation et de recrutement…) pour s’imposer très souvent au niveau local et toiser ensuite l’Afrique.

La domination actuelle du Real Madrid sur le foot européen découle, en partie, de l’Histoire du club de la capitale espagnole jadis porté par Alfredo Di Stefano et Puskás. Le vécu fait très souvent la différence dans le sport moderne parce presque tout se joue sur des détails. Comme le dit merveilleusement bien Karl Popper, « nos erreurs nous inspirent plus que nos vérités ».

De plus, l’argent est devenu le nerf du football. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de foot business. Et oui, le foot est un business, une industrie et pour y réussir il faut sortir le chéquier. Les plus grands clubs au monde en termes de palmarès sont généralement les plus riches. L’argent peut transformer, d’une baguette magique, une équipe modeste en une véritable machine de guerre. Manchester City qui marche actuellement sur l’Angleterre en est un exemple parlant.

Le Horoya AC, bourreau de Génération Foot est certes un club traditionnel en Guinée à côté du Hafia FC, mais il doit ses probants résultats à la vision et à la puissance financière d’un homme d’affaires : Mamadou Antonio Souaré. Le voisin nous a montré la voie à suivre. Plus que jamais, il est primordial que des investisseurs sénégalais voire étrangers s’intéressent aux clubs. Après tout, si la route est bien balisée, le retour sur investissement sera garanti.

PiccMi.Com

Mercredi 21 Mars 2018 - 13:33



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.