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Ce qu'il faut retenir de l'actualité politique en 2017


2017 a été jalonné de beaucoup d’événements politiques. Commençons par la déroute d’Abdoulaye Bathily à la présidence de la commission de l’Union Africaine. Un coup dur pour la diplomatie sénégalaise malgré l’implication urbi et orbi du président de la république Macky Sall. Finalement c’est Moussa Faki Mahamat qui succède à la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.




L’inculpation de l’édile de la ville de Dakar Khalifa Sall le mardi 07 mars suivi de son placement sous mandat de dépôt occupe toujours le devant de l’actualité politique sénégalaise. Après 8 mois de détention et plusieurs rejets de demande de liberté provisoire, après la levée de son immunité parlementaire, les avocats du maire de Dakar déposent une caution qui sera rejetée. Quelques jours après, la date du 17 décembre est retenue pour le démarrage de son procès. Une audience renvoyée au 03 janvier 2018.

Au parti socialiste où le secrétaire général Ousmane Tanor Dieng est loin de faire l’unanimité, Khalifa Sall, Aissata Tall Sall, Barthélémy Dias et compagnie sont menacés d’exclusion, ce qui est impossible à en croire les concernés.
Un mois après jour pour jour, le 07 avril, acteurs de la société civile, hommes politiques de divers bords et citoyens lambda répondent massivement à la marche du mouvement y en a marre pour fustiger en chœur les errements du régime.

Les résultats définitifs des élections législatives du 30 juillet ont donné à la coalition Benno Bokk Yaakar 125 sièges, 19 à la Coalition gagnante Wattu Senegaal dirigée par Maître Abdoulaye Wade, 07 pour la coalition Manko Taxawu Senegaal dont la tête de liste n’est autre que Khalifa Sall, l’absent le plus présent de l’échiquier politique et le Pur qui ferme le carré d’As avec 03 sièges. Huit autres formations politiques ont toutes obtenu un siège.

Deux mois après les législatives du 30 juillet, le président Macky Sall a procédé à un remaniement ministériel. D’aucuns parlent de réajustement car le premier ministre Mohamed Boune Abdalah Dionne est reconduit. Un attelage marqué par des départs et des entrants. On retiendra de ce remaniement, le changement qu’il y a eu au ministère de l’intérieur: Ablaye Daouda Diallo atterrit au ministère des transports, il est succédé par Aly Ngouille Ndiaye. Un jeu de chaise musicale qui ne convainc pas l’opposition. Cette dernière voulait une personne neutre à ce poste pour un dialogue politique sincère.

Lancé le 21 novembre 2017 par le ministre de l’interieur Aly Ngouille Ndiaye, le dialogue national n’a pas vu la participation de l’opposition dite significative. 150 partis ont répondu présents. Lors des discussions, il a beaucoup été question du choix d’un ministre de l’Intérieur neutre, mais aussi des cartes d’électeur.

Quelques jours après, le président Macky Sall nomme le diplomate Saïdou Nourou Bâ président du comité de concertation du le processus électoral, en remplacement du ministre de l’intérieur. Rewmi d’Idrissa Seck pense que ce dialogue n’est pas sincère pendant que les partisans du maire de Dakar refusent de dialoguer tant que Khalifa Sall est en prison. D’autres partis tels que le Parti Démocratique Sénégalais, l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail, Pastef, Bokk guiss guiss et le Parti des Travailleurs du Peuple ont brillé par leur absence.

2017 a aussi été marquée par des départs dans les différentes formations politiques. Les uns ont préféré se frayer leur chemin politique, d’autres ont transhumé. Le 04 octobre, Thierno Bocoum démissionne du parti Rewmi pour convenance personnelle. Deux mois après, l’ancien lieutenant d’Idrissa Seck lance Alliance générationnelle pour les intérêts de la République (Agir). Le 27 mars, Pape Samba Mboup et Farba Senghor sont exclus du Pds et mettent sur pied la coalition Mbollo Wade pour les élections législatives mais ils n’obtiendront aucun siège. Le 08 avril, Aissata Tall Sall lance le mouvement Oser l’avenir au grand théâtre de Dakar. Le 26 avril, le dernier Premier ministre de Wade, Souleymane Ndéné Ndiaye rejoint son ami, président de la République, suite à un appel lancé à l’opposition par le chef de l’État.

Le 18 juin, Habib Sy ancien ministre et directeur de cabinet du président Wade claque la porte du parti démocratique Sénégalais et lance le Parti Espoir et Modernité/Yaakaarou Réew Mi ». Le 26 juillet, l’ex ministre de l’Énergie et du Développement des Énergies Renouvelables, Thierno Alassane Sall démissionne de l’Apr et met sur les fonds baptismaux son mouvement la république des valeurs. Le 23 décembre, Talla Sylla sursoit à sa candidature à l’élection présidentielle de 2019 pour se ranger derrière le président Macky Sall.

Rappelés à Dieu respectivement les 26 juin et14 septembre, Habib Thiam et Djibo Leyti Kâ ont joué des rôles essentiels dans le sérail politique sénégalais. Habib Thiam nous a quitté à l’âge de 84 ans. Il fut Premier ministre à deux reprises : de 1981 à 1983 puis de 1991 à 1998 également président de l’Assemblée nationale de 1983 à 1984. Habib Thiam s’était éloigné du champ politique depuis le départ du pouvoir d’Abdou Diouf. Djibo Leyti Kâ a travaillé avec tous les présidents sénégalais. Ancien ministre de l’intérieur, le regretté leader de l’Union pour le Renouveau Démocratique, a débuté sa carrière sous l’administration Senghor. Député de la douzième législature, la nation sénégalaise lui a rendu un vibrant hommage.







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