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Etude : Les Sénégalais sont peu généreux envers les pauvres…





"Les Sénégalais sont-ils solidaires des pauvres ? Analyse longitudinale sur près d’un siècle" est le thème présenté hier à la séance académique par le Sociologue Abdou Salam Fall devant un parterre d’académiciens. Il ressort de l’étude que les Sénégalais sont solidaires des pauvres mais ils sont encore plus généreux envers les moyens pauvres que la catégorie dite plus pauvre.
Il a été question dans cette étude de savoir au cours du siècle comment l’individu a été aidé pour accéder aux ressources ; par qui ces individus dits pauvres ont été aidés régulièrement ou exceptionnellement. L’étude a cherché à identifier toutes les autres personnes influentes, c’est-à-dire qui ont marqué la vie de l’individu positivement ou non. La vie associative et communautaire est également passée en revue afin de situer l’individu dans ses appartenances associatives pour en mesurer l’impact sur ses conditions de vie.
L’étude a montré que les Sénégalais est généralement solidaires aux pauvres mais ils le sont davantage envers les moyens pauvres que les vrais pauvres. Ainsi, on observe que 71,5% des individus à revenu faible bénéficient régulièrement d’une aide quelque soit la génération et le statut de l’individu.
Selon le Pr Abdou Salam Fall, durant ces 80 dernières années les soutiens ont été consentis principalement par les conjoints (23,4%) et les ascendants (20,90%). Les descendants prennent le relais pour 9,5% pour le passer aux autres parents (tantes, oncles…) à hauteur de 7,3%. Les frères et sœurs interviennent pour 5% alors que les amis aident pour 2,7%. Les patrons aident pour 1,10%. Les ONG, les associations et organisations apportent leur concours avec la même amplitude à 0,2%. D’autres soutiens épars sont estimés à 1,3%.
D’une manière générale, l’étude montre que "les Sénégalais sont eu solidaires des pauvres. Cette solidarité à la traine pour les pauvres s’expliquerait par le fait que les solidarités horizontales pour atténuer la pauvreté ne suffisent pas tandis que la solidarité institutionnelle reste dérisoire.
En termes clairs, au Sénégal plus qu’on est pauvre moins on est aidé. Les Sénégalais restent plus solidaires aux couches moyennes qu’aux plus pauvres. L’aide horizontale est sans commune mesure avec l’aide verticale.
Comme solutions à cette situation, il faut reconsidérer la famille dans sa fonction sécuritaire et œuvrer à la réhabilitation des politiques publiques, favoriser les interventions de proximité et les liens serrés ; cibler les institutions défaillantes alors que le besoin de solidarité verticale devient impératif.

PiccMi.Com

Samedi 26 Janvier 2019 - 13:25



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