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Répression des fakes news : La Haute autorité de la communication veille



Organe de régulation de l’activité des médias, l’instance est montée au créneau pour sanctionner les dérives liées aux fausses nouvelles sur la mort du président Ali Bongo Ondimba.



Le 30 octobre dernier, la chaîne de télévision camerounaise Vision 4 a fait son mea culpa. Des excuses consécutives à l’annonce en prime time au cours d’une édition du journal télévisé en français, de la mort du président gabonais Ali Bongo Ondimba. Une annonce qui a suscité l’embarras des autorités camerounaises. Notamment la chancellerie camerounaise établie du côté du Gabon. Par le biais de son chargé d’affaire, l’ambassade du Cameroun à Libreville a adressé ses sincères excuses au directeur général de la télévision Gabon 24. « L’Etat du Cameroun se désengage de telles inconduites marginales et opposées à l’excellence des relations qui unissent leurs excellences Ali Bongo Ondimba et Paul Biya, ainsi que les peuples frères gabonais et camerounais », peut-on lire.
Un repenti qui n’a pas empêché le gendarme gabonais des médias d’entrer en scène et jouer pleinement son rôle. Réunie le 30 octobre dernier, la Haute autorité de la communication (HAC) a décidé de la suspension pour une durée de six mois de la chaîne privée camerounaise par les principaux diffuseurs. Dans un communiqué officiel, la HAC qualifie l’annonce du décès du président gabonais par Vision 4 d’«inexacte et trompeuse». Par ailleurs, celle-ci porte atteinte à «l’unité nationale, la cohésion sociale et à l’ordre public», précise le document. Plus récemment, le 15 novembre plus précisément la British Broadcast Corporation (BBC), à travers son site internet, désignait Lucie Milebou Aubusson comme présidente intérimaire du Gabon. Une incurie dans le traitement de l’information qui a provoqué l’intervention de la HAC. Charles Stéphane Mavoungou, la voix par laquelle est venue la fausse information, a été interdit d’antenne pour une période d’un mois. Mais avant le gouvernement gabonais par l’entremise de son porte-parole, Guy-Bertrand Mapangou a tenu à éviter tout quelconque amalgame. A cet effet, un droit de réponse a été adressé à la BBC par le ministre de la Communication. Il dénonce avec la dernière énergie, l’inobservation des règles de base gouvernant l’activité journalistique. Notamment la vérification et le recoupement de l’information. A ces manquements, se greffent la mauvaise interprétation d’une décision de la plus haute instance judiciaire du Gabon qu’est la Cour constitutionnelle.

M.Gaye Journaliste

PiccMi.Com

Dimanche 25 Novembre 2018 - 14:22



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